52 portraits #38 et tricot #11











Une journée mains-contentes-de travailler. La pie aux pommes à quatre mains pour de vrai de vrai. Pépin bien concentré sur les siennes qui coupent le beurre puis la peau des pommes, les expressions de nos bouches et de nos sourcils en miroir sur son visage, de façon totalement adorable et folle.  On travaille fort! Oh oui c'est vrai, et la fierté nous donne droit à une deuxième part, plus tard, quand toute la maison sent le caramel. Je finis ce pull rouge, celui au goût de vacances à Morzine en 1982 vous savez, en 6 ans (pfioulala). Pépin le trouve beau et tout doux, ouf je ne tricote pas encore pour rien. D'ailleurs on lit en ce moment le soir "Le bonnet d'Ona" dans lequel les bonnets tricotés grattent, puis plus. 

Octobre aux pages d'agenda bien noircies, joyeusement. Les visites, d'elles, et les nôtres par ci par là. Il y aura beaucoup d'assiettes de petits biscuits à garnir. Le soir après un peu de vrai travail, je travaille, fort moi aussi, sur les anniversaires qui arriveront très vite. Le soleil au crochet est prêt, mais mon globe terrestre n'a toujours pas ses continents. Les broder? Les coudre? Le courage et l'ambition me manquent un peu. Hier soir j'étais séduite par l'idée de broder "terre", des oiseaux, des nuages, des arbres et des poissons. A voir si l'idée résiste au petit déjeuner. Lui il trouve que des continents en tissus fleuri ce serait joli, mais alors c'est toi qui les découpes! Dans la voiture je fais durer la conversation sur ce qu'on lui cuisinera, pour sa journée à couronne. Tu crois que son préféré c'est le carrot cake? Et des lasagnes, tiens? On passe justement à côté de l'immeuble dans lequel il a toqué à notre porte, par une nuit de jolie lune. Je m'étais couchée et après quelques longs coups, puis plus, puis si je lui avais dit: c'est comme tu veux, Pépin, moi je trouve que le 12 octobre c'est une belle date pour arriver, comme tu veux. Mais si tu hésites encore laisse moi dormir un peu! C'était vraiment une très belle nuit, en cachette, tous les deux. 

Je tricote du rose un peu fané. Ça aurait du être pour de la dentelle, mais ça n'est pas tellement moi finalement, et quand je vois comme j'aime m'envelopper dans mon gilet-incarnation-de-la-douilletterie, le gris-beige que j'ai tricoté à Bruxelles... D'ailleurs d'un coup un matin en l'enfilant comme pratiquement tous les autres matins je me suis dit mince les patients vont se dire que je ne me change jamais! En même temps ils peuvent comprendre que se priver d'un tel oreiller anti-piquant ce serait pas raisonnable. J'enfile aussi ce pull à grosses mailles marron, qui ne faisait pas si robe avant, mais qui me plaît encore plus comme ça. J'y suis comme dans une grosse chaussette! En rentrant du yoga la lune, elle encore, est plus ronde et plus brillante que je ne l'ai jamais vue. Je me dis que j'espère qu'on la voit aussi bien depuis la maison. Les animaux sont en joie eux aussi, je ralentis pour éviter les renards et même un cerf qui attend sur le bord de la route. J'ai le coeur qui bat un peu quand on se regarde. Quand je rentre ça sent bon, un peu le bois et un peu le bouillon, et le sommeil ne m'a pas encore emprunté mes garçons pour la nuit. 

4 commentaires:

  1. C'est toujours un régal de te lire. Ta dernière phrase est superbe.

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  2. Une tarte pie aux pommes, miam ! Très jolie cabane arbre !
    Bonne nuit !

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  3. Quel plaisir de te lire, comme toujours. C'est beau ces mots et que dire de ces photos. Ça sent l'automne chez vous. Içi l'été a du mal à partir...

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  4. Toujours un énorme plaisir / apaisement de te lire. Et ces couleurs ! Pfiou !

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et parce que c'est parfois frustrant de ne pas pouvoir s'en dire plus: tinoftea@gmail.com