52 portraits #40








Oh la la, bien sûr! La veille nous avions choisi les mots et les photos pour lui raconter ses années, décidé de faire les gâteaux avec lui. J'ai étalé le glaçage qui n'avait pas encore été mangé à la cuillère, et décidé d'en faire des cupcakes plutôt qu'un gâteau à étages. On a trouvé le rythme de la chanson, ce qui n'était pas évident à la 1ère lecture. C'était facile et beau de passer une journée dans la joie, les pancakes et la table d'accueil avec ses petites choses et ses mots qui le célèbrent. On met ton beau pull rouge? J'avais bien envie qu'il soit dans du amoureusement fait maison. 

Quand je pars il fait nuit, mais au bout de quelques villages derrière la lune le bleu se fait plus clair. J'espère que Pépin et Odilon ne la rateront pas totalement, endormis qu'ils sont, car ce tout petit croissant et son gros rond que l'on voit en transparence derrière, c'est vraiment joli. Ma tante est arrivée d'Ecosse dimanche soir, et après notre très beau lundi c'était plus que frustrant de partir tôt sur la pointe des pieds. Avoir une idée de leur programme de bonheurs c'est un peu consolant. Hier grandes balades au soleil, dans la voiture je me suis endormie, c'est assez rare pour être délicieux. On a mangé de la soupe et des tartines au chutney de rhubarbe (fait en Ecosse cet été justement) et au chèvre passées au four. Le soir est vite venu, pas vraiment besoin d'un feu malgré le paquet de chamallows. C'était tentant d'aller vite se coucher, petite semaine buissonnière de notre chambre a à nouveau s'endormir en se calant sur leur respiration. Puis ce sont les draps fleuris rouges, et c'était bien le moyen d'arriver vite aux retrouvailles le lendemain soir. 

Dans le magazine qu'elle a ramené on a trouvé la recette pour le gâteau d'Odilon jeudi. Il nous reste du sherry, ouf! Et des raisins qu'il aime tant, et même si c'est pas marqué des prunes comme j'en avais congelé. Dans quelques jours on ira chercher de nouveaux arbres à planter dans le jardin. C'est bien la saison de l'enracinement et des graines, dimanche on est rentré d'une journée chez mes profs de yoga chargés de fleurs et de fruitiers. J'avais prévu de ranger mais c'était bien plus tentant de parcourir le jardin à la recherche du meilleur endroit pour ces iris ou ces pêchers, entre autres! Pépin m'aidait pendant qu'Odilon continuait à dormir dans la voiture, et François, je crois, n'avait pas abandonné l'idée de ranger. Il y a des petites averses de panique, par-ci par-là, des gouttes au nom d'agenda, de patience qui se fait la malle au boulot alors c'est plus nécessaire qu'une paire de bras là bas, la peur d'oublier ce qui ne serait pas marqué. Bon, c'est filer la métaphore à pas d'ogre, mais le parapluie a quand même de belles couleurs... 

52 portraits #39









On se relaie sur la chaise verte, en haut. Quand j'y suis j'ai l'impression d'être une surveillante d'internat revêche, en mode poireau sur le nez et chemisier noir boutonné jusqu'en haut. Ils n'arrivent pas à se laisser aller au sommeil alors on fait office de rappel géant du temps où les petites jambes s'arrêtent... Pour les siestes ça va, la lumière n'empêche pas le tricot ou la lecture, mais le soir c'est un peu plus terne. Quand on descend enfin ça a forcément un peu le goût de fête, voire de triomphe! Ça dort! A nouveau la mini vie du soir peut reprendre, travail, préparation du petit déjeuner du matin (avoine, chia, pommes et raisins. Et cannelle!), papiers de listes. L'oeil sur l'heure pour avoir le plaisir d'être raisonnable. Il faut, ma tête est plus que dans les nuages. A un papa qui dépose son fils pour la séance je dis à la semaine prochaine, oh euh, tout à l'heure! Même s'il n'avait pas l'air contre une semaine de baby-sitting, d'ailleurs. Des bonjour à la place des au revoir, non vraiment pas tout à fait là. C'est qu'il me faudrait rentrer vite à la maison, j'ai de la chaux à faire (qui s'avèrera être plutôt un désastre) et un gaufrier à étrenner. On a bien du sirop d'érable hein? Et les bisous n'en parlons pas. 

Au lit, seule pour un petitpetit temps je commence "Walden", avec un goût un peu honteux, comme si je découvrais Nirvana à 22 ans. Ma liste intime de ce qu'il faudrait avoir lu pour... (cocher la case/ être digne/ parce qu'il faut). Bref, non, Thoreau, jamais mis les yeux. Et mazette je comprends pourquoi! On ne peut pas tout mettre sur le dos d'une traduction cahin-caha... Je relis plusieurs fois chaque phrase de ce discours à haute voix, je cherche les virgules pour respirer... Après quelques plissements d'yeux je feuillette et cherche le nom d'un chapitre moins hostile. Bon. Je me souviens que mon oeil aiguisé d'adolescente lançait des piques à ma mère, "grande lectrice" aux Colette et aux Prousttuttiquanti plein la bibliothèque (et prof de français, hein) qui s'enfilait des romans policiers qu'elles faisaient tourner entre amies, comme si elle avait abandonné quelque chose. Peut-être que je suis passé dans ce camp mamanesque. 

Avant de partir je lui apporte ce petit paquet chaud d'Odilon au lit, bébé tout souriant de ce bonus matinal. Tout est vécu comme délicieux chez ce petit, c'est très communicatif. On a reçu un colis de Russie! Chouette, pile à l'heure pour les anniversaires, ces arbres en bois qui racontent les quatre saisons. J'ai la tête là dedans, ces journées très spéciales, je suis assez émue. Octobre aux quatre anniversaires, ça met dans le coeur et la maison une ambiance chaude et souriante, que l'on gardera au chaud pour nous entrainer doucement vers noël. La cuisine se fera en musique, le carrot cake et la purée aux herbes et aux oignons, j'ai La gloire de Bernard Lavilliers dans les oreilles, beaucoup. Tiens encore une mamanification, ma mère était je crois à moitié amoureuse de lui. Moi je n'oserais pas. Ça vit, tout ça, non? D'ailleurs son compagnon m'a enfin rappelée, oh ce que ça va en panser, des choses, et laver la honte qui est comme une mélasse entre mes mains. De la mélasse VS des ailes, que me cousent ces cadeaux: une robe repérée cet été en Ecosse maintenant bien méritée, fleurs et tout ce qu'il faut, et ce coup de téléphone canapéien qui met les miracles en mots, avec celle qui dans son coeur-boîte aux trésors garde au chaud mes meilleurs moments. 

52 portraits #38 et tricot #11











Une journée mains-contentes-de travailler. La pie aux pommes à quatre mains pour de vrai de vrai. Pépin bien concentré sur les siennes qui coupent le beurre puis la peau des pommes, les expressions de nos bouches et de nos sourcils en miroir sur son visage, de façon totalement adorable et folle.  On travaille fort! Oh oui c'est vrai, et la fierté nous donne droit à une deuxième part, plus tard, quand toute la maison sent le caramel. Je finis ce pull rouge, celui au goût de vacances à Morzine en 1982 vous savez, en 6 ans (pfioulala). Pépin le trouve beau et tout doux, ouf je ne tricote pas encore pour rien. D'ailleurs on lit en ce moment le soir "Le bonnet d'Ona" dans lequel les bonnets tricotés grattent, puis plus. 

Octobre aux pages d'agenda bien noircies, joyeusement. Les visites, d'elles, et les nôtres par ci par là. Il y aura beaucoup d'assiettes de petits biscuits à garnir. Le soir après un peu de vrai travail, je travaille, fort moi aussi, sur les anniversaires qui arriveront très vite. Le soleil au crochet est prêt, mais mon globe terrestre n'a toujours pas ses continents. Les broder? Les coudre? Le courage et l'ambition me manquent un peu. Hier soir j'étais séduite par l'idée de broder "terre", des oiseaux, des nuages, des arbres et des poissons. A voir si l'idée résiste au petit déjeuner. Lui il trouve que des continents en tissus fleuri ce serait joli, mais alors c'est toi qui les découpes! Dans la voiture je fais durer la conversation sur ce qu'on lui cuisinera, pour sa journée à couronne. Tu crois que son préféré c'est le carrot cake? Et des lasagnes, tiens? On passe justement à côté de l'immeuble dans lequel il a toqué à notre porte, par une nuit de jolie lune. Je m'étais couchée et après quelques longs coups, puis plus, puis si je lui avais dit: c'est comme tu veux, Pépin, moi je trouve que le 12 octobre c'est une belle date pour arriver, comme tu veux. Mais si tu hésites encore laisse moi dormir un peu! C'était vraiment une très belle nuit, en cachette, tous les deux. 

Je tricote du rose un peu fané. Ça aurait du être pour de la dentelle, mais ça n'est pas tellement moi finalement, et quand je vois comme j'aime m'envelopper dans mon gilet-incarnation-de-la-douilletterie, le gris-beige que j'ai tricoté à Bruxelles... D'ailleurs d'un coup un matin en l'enfilant comme pratiquement tous les autres matins je me suis dit mince les patients vont se dire que je ne me change jamais! En même temps ils peuvent comprendre que se priver d'un tel oreiller anti-piquant ce serait pas raisonnable. J'enfile aussi ce pull à grosses mailles marron, qui ne faisait pas si robe avant, mais qui me plaît encore plus comme ça. J'y suis comme dans une grosse chaussette! En rentrant du yoga la lune, elle encore, est plus ronde et plus brillante que je ne l'ai jamais vue. Je me dis que j'espère qu'on la voit aussi bien depuis la maison. Les animaux sont en joie eux aussi, je ralentis pour éviter les renards et même un cerf qui attend sur le bord de la route. J'ai le coeur qui bat un peu quand on se regarde. Quand je rentre ça sent bon, un peu le bois et un peu le bouillon, et le sommeil ne m'a pas encore emprunté mes garçons pour la nuit. 

36 & 37/52 et tricots #9 et 10!












Autour de la table dans la grande pièce claire il nous dit qu'à sa dernière inspection, quelques mois avant la retraite, il s'est fait mal noté car il "s'occupait trop des enfants, et pas assez des élèves". Si c'est pas un beau slogan ça. Dans leur jardin on pouvait, si on en avait le courage, compter une trentaine de variétés de menthe différentes. La sauge s'y repique toute seule et mon sac en tissus se remplit au fur et à mesure des allées. Du basilic violet dont je n'ai jamais senti l'odeur presque anisée, le pesto en sera rigolo. Puis un grand pochon pour des tisanes un peu dorées, basilic citronné, mélisse, verveine et d'autres perlimpinpettes oubliées. Le matin, à côté de ma tasse, ça devient un peu ridicule, les petites gélules et les demi-comprimés. Le fer, les huiles machin, les jours magnésium, oh et puis un peu de valériane tiens, et les ronds verts pour les cheveux. Petits doudous pour tenter de compenser les trous côté assiette et sommeil... Je sais que ce serait rendu inutile assez facilement, mais, mais, mais. Et donc, petite illumination, troquer mes litres de thé contre de la tisane, côté taux de fer et sommeil, peut-être que... Fin de la gazette côté carcasse à la traîne. 

Un soir je prends l'annulation des deux derniers rendez-vous comme un vrai petit miracle, j'ai envie de sablés chauds et d'installer les tapis en haut. On dirait de gros pulls et à peine déroulés les garçons enlèvent leurs chaussettes (et peu après leurs pantalons!) pour mieux être dans le tout doux. Les files de cubes et de voitures s'organisent, ça y est le radeau à histoires est investi. Souvenirs sous les mains, leur version de mon canapé vert d'enfance peut-être. Leur chambre est bien à eux maintenant et c'est une petite étape de plus dans la pile de crêpes que c'est de grandir. Une autre fin d'après-midi c'est presque tout de suite le soir. Il est à genoux et le salon y gagne des plinthes. Oh la la ça fait maison! Il a une énième excuse pour faire des frites mais moi j'aurais envie de quelque chose qui mijoterait. Aller-retour au jardin, leur petit seau rouge avec moi, des tomates et même cette aubergine qu'on regardait yeux bés depuis qu'elle avait décidé de pousser. Je saute les pommes de terre, c'est un bon compromis non? Les garçons se font nourrir comme des oisillons, les mains fort occupées par des bateaux en devenir. 

J'essaie aussi de solder des choses, vaguement. Mais le compagnon de ma mère ne me rappelle jamais, et la lettre que j'assemble en pensées pour sa meilleure amie ne se concrétise pas encore. Bientôt dix ans et même pas l'ébauche d'un apaisement, quelle huile essentielle on est censé mettre sur ça? A moins que ça ne soit une tisane. Les petits murs s'effritent, quand même, je me remets dans les oreilles ces chansons de Bjork qui sonnaient jusqu'à maintenant comme de trop mauvais souvenirs. Les couronnes d'anniversaire sont tricotées, je pensais qu'il manquait la grand-mère dans ces boutons de Chaperon Rouge, mais non, elle est dans le ventre du loup! Evidemment! Une soirée au goût de polar "nordique" pas terrible et d'une bouillotte trop chaude, ça donnerait envie de draps en flanelle pour adoucir tout ça. Mais ne mettons pas la charrue avant les boeufs, chaque plaisir en son temps...

Tricot #8










Ça n'est que deux petits jours alors je me dis autant en profiter. La route piquait vraiment, pluie et renards, c'était trop pour des yeux de tout petit matin. A la radio le patron du Medef et mes dents qui raclotent. "Il est en vraiment à droite quand même, votre potentiel successeur, non?" "Oui, non, bah normal en fait!". Le normal qui le serait pas pour tout le monde. Il faudrait que je range mieux les tiroirs (mentaux!), parce que là c'est tout en même temps et ça ne marche pas bien: ce que je projette pour fêter l'automne, leurs anniversaires pas bien longtemps après, nos petits ateliers, le matériel à créer pour appliquer vite cette formation avant que ça devienne brumeux. Et ce qu'on va manger, optionnellement, juste pour remplir ce coin de tiroir-de-tête qui pourrait être encore libre. 

En profiter je n'ai pas bien réussi, je ne savais pas trop ce qui m'aurait fait plaisir. Je suis allée chercher de la laine pour notre soleil de cérémonie d'anniversaire, de quoi gâter une petite copine des garçons, et même de quoi faire un écureuil d'anniversaire à Odilon. J'ai pris des boutons qui racontent l'histoire du petit chaperon rouge, je pourrais crocheter un col Claudine sur lesquels les coudre en plus peut-être? Je profite d'avoir à gâter une petite fille. Après j'erre un peu, pas envie de chercher un endroit chouette où manger alors je finis dans une supérette d'où je repars avec des crevettes (il est allergique alors je profite de ma solitude) et des tomates cerises. Pendant qu'on se racontait les journées tout à l'heure il a fait tomber le téléphone dans le bain alors on ne peut même plus se dire comment les dîners se sont passés. J'aurai voulu lui demander s'ils avaient fini le minestrone et quels livres ils ont lu avant de dormir. Tant pis, les couronnes au crochet pour les fêtes avanceront. Je suis surprise de savoir toujours crocheter, depuis le temps que je n'en avais plus fait.

Point tricot, et ma résolution des 17 tricots en 2017... voici le numéro 8 (brr on serait pas en septembre, dis? Va falloir que les aiguilles cliquètent!) une baby blanket (la Umaro) que j'avais dans mes envies depuis longtemps. Elle est pour un bébé qu'on espère fort fort fort, pas chez nous, chez une personne très étoilée. Je me suis dis que s'il atterrissait dans ce petit cocon doux, il serait d'autant plus pressé. Un porte-bonheur, un peu, et beaucoup d'amour dans chaque maille. Il a pris du bacon au marché fermier auquel ils sont allés tous les trois pendant que je périplais pour revenir de Strasbourg. Je crois qu'on s'en servira pour faire des carbonara de courgettes, il nous faut devenir un peu plus imaginatif maintenant pour continuer à écouler le stock avec le sourire! 








Sur le canapé ma feuille en mohair moutarde avance, et j'aurai sûrement même le temps d'en commencer une autre. Beige ou brune, probablement. J'ai un peu froid, mais il n'y a plus de bois, il faudra qu'il en refasse demain. Je suis déjà montée une fois, mais je crois qu'il faudra encore aller raconter la nuit et la lune qui sont là pour chuchoter qu'il est temps de dormir... ça chantonne et ça semble faire rouler des voitures là haut! Mon tee-shirt est plein de terre et j'ai le sourire d'une journée toute complète aux lèvres. J'ai été réveillée par de drôles de bruits, je comptais me rendormir en mettant ça sur le dos de Flanelle, puis au bout de quelques minutes je me suis dit que ça n'était sûrement pas lui qui faisait ce bruit de papier froissé. Et c'était bien Pépin qui mangeait des "chocobons" sur le paillasson dans l'entrée! Et François qui n'avait donc pas rangé ses petites gâteries du soir, sur ce même canapé... Les pancakes du dimanche sont ringardisés d'un coup.  

La journée commence? Tant mieux alors, une petite tête froissé et encore rose nous rejoint. Lui c'est plutôt déballer tous les chocolats et les ranger dans un bol qui l'intéresse. En tête plein de choses pour la journée, des basses besognes et des plus enthousiasmantes. J'y pense en terminant le gâteau aux carottes et aux noisettes qu'à amené une amie la veille. Il va faire beau mais il fait encore trop frais pour sortir pieds nus. Il file vite en haut continuer la peinture. L'atelier autour de jetons n'a pas grand succès, d'accord pour construire un train à la place, tu as raison oui. Au milieu des petits animaux en plastique qui sont en grande conversation sur le plan de travail je lance un vrai-faux gratin dauphinois, dans lequel il est facile de glisser la moitié d'une courgette. Aller une de moins dans le stock! Généreux potager. Il a plu cette nuit, la terre se laisse plus faire. Ce serait bien de lui ajouter un rang... Les seaux de cailloux, les vers de terre qui distraient Pépin, très fier de gratter avec sa "griffe à trois doigts". 

Pendant qu'ils finissent leur yaourt à midi je fais au gâteau au chocolat et aux betteraves, pas envie de les finir seule dans un packlunch pendant un de mes rapides midis du mardi. A nouveau les gants et ce rang, alors qu'ils dorment et que François est parti chercher sa guitare chez son frère. Pois nains, oseille, brocolis (une vieille vieille variété) et roquette. Il va y avoir du guettage dans l'air maintenant... Oh des baked jeans pouvait-on entendre ce soir autour de la table. Nous on oublie de manger, mais c'était notre journée viande alors on doit avoir de quoi faire. On s'en est prescrit une par mois, avec objectif de faire mieux par la suite. Mes cheveux et notre fatigue nous ont suggéré qu'on manquait peut-être de quelque chose! Le bain est rapide et sent la banane. Le thé trop chaud mais c'est comme ça que je l'aime. Au caramel, aussi c'est vrai. Demain on rejouera avec ces pommes dessinées et les noyaux que l'on pose dessus, petites mains toutes concentrées. Et qui sait, la peinture sera peut-être finie? Et avoir le droit de parer leurs futurs murs de mots doux, enfin.