48/52 - 17 tricots 13 et 14/17









La fin de journée est grincheuse, j'ai déjà dégainé le chocolat chaud, qui traîne un peu terne et abandonné sur la table basse, alors ne me reste plus qu'un on prend un bain? plus enthousiaste que je ne l'aurai imaginé. François est dehors, j'essaie de faire comme si en sortant le seau de cendres qu'ils étaient en train de disséminer partout dans la maison je n'avais pas remarqué qu'il s'était mis à pleuvoir averse. Quelques minutes avant il m'avait dit non non, tu restes au chaud avec les enfants, et j'avais très mollement protesté. l'idée de rentrer 4 stères de bois dans le froid et la nuit me transportait immédiatement dans une ambiance de cave humide dans laquelle il me répugnerait de descendre même le temps d'y retrouver la roue de vélo ou la bouteille de vin qu'on y aurait jeté en vitesse, les yeux et les narines fermés. La vie un peu plus rude, ici à la campagne semble nous faire découvrir des postures un peu ataviques, ou simplement renforcer ces différences que mon degré zéro de féminisme ne cherche pas à contester. Il est parti rentrer du bois et moi en baignant les enfants je me dis qu'il faut que je mette le gratin au four qu'il soit chaud quand il rentrera. Encore un peu je lui ferai un café chaud dans lequel je verserai un trait de brandy pour le récompenser et le réchauffer.

On réchauffe une tartiflette dans le poêle, je suis toute floue de la journée qu'on a vécue, une de ces journées dont je mettrai quelques jours à me remettre. J'exagère tout, enfin je sonne comme ça a mes oreilles quand dans cette préfecture déserte, à un mètre d'une personne qui n'aura pas un mot gentil pour la femme en larmes qui hoquète en face d'elle je dirai après à François c'est dans ces moments là que tu comprends comment les guerres arrivent, cette indifférence viscérale à la souffrance de l'autre. On court après un papier qui n'existe pas. A nouveau j'exagère sûrement, je pense grève de la faim et s'attacher à une administration si sourde qu'elle nous rend fous. On mange un hot dog qui mériterait de nous faire plus plaisir parce qu'il est bon, mais l'horloge nous pique les yeux, c'est un chouette rendez-vous cette fois-ci mais j'ai encore la tête dans les tracas et je n'en profite pas assez. A la maison le gâteau aux bananes et au beurre de coco est encore moelleux, c'est vite le temps des histoires. Je sacrifie des heures de sommeil à cette histoire sadique et je m'en veux d'autant plus. Le petit corps chaud d'Odilon qui nous rejoint vers 5h30 m'apaise un peu, je me cale sur son souffle, mais quand il est l'heure de me lever je ne suis pas sûre de m'être vraiment endormie. J'ai quand même l'impression de marcher sur le bord friable d'une piscine qui ne me veut pas du bien. 

Six heures loin d'eux, toutes petites six heures me convaincs-je, et forcément des mince pies en rentrant, il est grand temps. Je testerai cette recette façon pie et crumble assez décadente (hum) mais je crois que nous les aurons bien mérités avec le travail qui est prévu dans le jardin et dans le cabinet pour l'après-midi. Si j'étais raisonnable s'y glisserai une sieste, mais j'aurai encore l'impression de sacrifier des heures aux tracas, pour remplacer cette nuit yeux ouverts, ce qui est penser à l'envers j'en ai bien conscience. Deux nouveaux tricots (22 jours et 3 tricots pour remplir le défi... finalement ces insomnies vont bien tomber!), un gilet pour une doucette, et dans la même laine (j'en ai encore chouette!!!) un gilet pour moi, qui me rajoute 3 degrés dès que je l'enfile. La copine et son fils yeux-grands-bleus-coeur-dans-la-lune passent dans un coup de vent qui durera le temps de se réchauffer et même plus finalement, petit cadeau du samedi. Son fils prépare le thé pour les enfants, c'est quoi leur sirop préféré? et les garçons font docilement tout ce qu'il leur propose, avides de se sentir ensemble. On se raconte les bisous à l'égo et les falaises sur le doigt de pied dans une même phrase ou presque, c'est tout facile ça fait tellement de bien. Je t'en reprends un c'est vraiment trop bon! 
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On passe un 1er décembre idyllique... Le petit déjeuner est un peu expédié, les biscuits du calendrier de l'avent font l'affaire, mangés debout collés à la vitre et quelques cuillerées chipées de mon fromage blanc aussi. Chaque flocon est scruté et contient son lot de cris enthousiastes. On est tous encore un peu en pyjama et moi je prépare des lasagnes aux carottes et à l'orange, en mettant bien de côté la plus pointue des carottes pour le nez du bonhomme de neige dont on parle depuis le réveil... Plus gros, plus grosLes mains sont vite rouges, s'ajoute à notre liste de choses-de-parents-indignes (assez longue quand on y pense, plutôt horrifiés) "nos enfants n'ont pas de gants". J'ai la laine et le patron pour des moufles mais elles avancent moins vite que le froid... le magasin va peut-être gagner sur ce coup là! Je fais des allers-retours dans la maison pour équiper Frosty au fil des suggestions, des marrons pour les yeux et les boutons de son manteau... et même un chapeau, un peu plus chic que le presse citron que j'avais suggéré! On écoute Barbra Streisand (oui, oui) et  s'ouvre une grande session emballage de cadeaux, du doré et du scotch à pois. 

Un petit de rab au cabinet pour un samedi et quelques temps après ma liste en main pour les Highland mussels de lundi avec les copains... dans un supermarché sans moules ni haddock fumé! Euh... ces minis moments où la vie sans poissonnier ou "vrai" (sic sic et re sic) magasin à moins de 45 minutes de route me fait grogner. N'empêche qu'ils ont de la crème de marrons et des kiwis bio. Et le vrai but de ce détour avant le retour très gai du samedi qui annonce toujours 2 jours et demi ensemble, c'est bien d'aller chercher le sapin... Oui, oui, celui ci, tout grand et un peu bleu. Effusions bis, après la neige, et 4 -puis 6 mains après la sieste d'Odilon- s'attellent à le décorer en racontant qui va bien avec qui... la lune et les étoiles, l'écureuil avec le lutin... et pas de guirlande? On n'est pas si d'accord sur le fait de l'installer sur un socle ou non, confronter nos noëls pour créer nos traditions à nous, c'est un peu notre 1er vrai noël en famille-pour-de-vrai-de-vrai. Les yeux baissés sur ma pâte à tarte je cache (un peu bêtement) mon émotion à tisser ces souvenirs qui sont bien l'oreiller de leur enfance. Je lui dis qu'un 12 avril il y a 5 ans et quelques j'écoutais cette chanson en préparant notre 1er dîner (et rencontre!) et que c'était bien gai de l'écouter maintenant, en cuisinant toujours, mais en regardant trois chéris faire le sapin en même temps... Les chemins en velours, tout ça, tout ça! Et forcément un chocolat chaud demain matin...
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52 portraits 46 / 17 tricots #12












Tricot n°9 (est-ce qu'on est pas presque en décembre? Pfiou l'objectif 17 tricots en 2017, peut-être que ça n'était pas si fou, avec quelques heures de sommeil grappillées!) , enfin crochet n°9 pour des amies aux garçons, trois soeurs qui partagent souvent des moments de jeux. Un peu de traviole, mi ours mi pingouin, mais je les aime bien! 

Enorme crise de confiance/nullissimeté/sables mouvants, en fouillant mes mails pour retrouver un numéro de commande je tombe sur de l'histoire ancienne assez facilement vivifiée, un je t'aime pas, ou même plutôt tu n'es pas bien finalement (exemples à l'appui). Bref le soir il y a eu au moins une part de stollen en trop et même un mince pie en dessert. Quand je serai grande je gérerai les contrariétés autrement qu'en plongeant la patte dans le pot de miel, peut-être? Il y a aussi et surtout les vraies gens qui prennent de plus en plus de place. Un vendredi soir je pars sous la pluie à quelques villages d'ici m'installer à une table inconnue, dans des odeurs de café et de cigarettes. C'est une soirée jeux, la 1ère de notre projet avec l'éducatrice du centre dans lequel j'interviens. Elle c'est une tornade, une gouailleuse gaie, et moi je suis un peu intimidée même si j'essaie de faire bonne figure. Je n'ai pas l'habitude d'être dans cette intimité avec les patients, même si ça m'attire beaucoup et je sais à l'avance que c'est comme ça que je suis sûrement le plus utile. Bientôt les huit enfants de la fratrie sont autour de la table (dont 2 paires de jumeaux!!!) et le papa si bourru ne l'est plus tant que ça quand il bat tout le monde au Uno. La maman nous a fait des éclairs à la framboise et la dernière veut nous montrer sa chambre. Oh que je me sens chanceuse d'avoir trouvé le contexte qui me permet la liberté de faire ce genre de choses! 

Je passe 24h la tête dans un bouquin haletant, Le doute de SK Tremayne, qui ne laisse pas beaucoup de répit. La révision de la voiture et du coup quelques heures forcées dans la ville d'à côté dont la bibliothèque ou la piscine qui auraient pu m'occuper ne sont ouvertes que quelques heures par ci par là m'aide à le boulotter si rapidement, et mes heures nocturnes-yeux ouverts aussi. Je l'avais offert à la femme de mon père à Noël dernier, j'aime l'intimité qui se crée autour d'un livre sur lesquels plusieurs paires d'yeux amies se posent. Et tout ce qui me raconte une île au nord de l'Ecosse me ravit, alors! Pendant qu'on trouve mille petites bêtes au tank familial (ça me coûtera une fortune!) je passe aussi quelques heures chez le coiffeur. On n'est pas nombreuses, des "mini-vagues" sur la tête de dames qui se font belles pour aller jouer aux cartes l'après-midi, des messieurs à la va vite. J'arrive à rendre ma coiffeuse bavarde parce que ça fait partie du plaisir et dans l'emballement je ressors un peu plus claire que prévu...

J'ai envie d'une robe en velours, puis j'en trouve une comme je l'aurai dessinée, je l'achète presque, puis je me dis que ça ne vaut pas tant de minutes au bureau (et je grogne d'être un peu bassement terre à terre). Puis je crée un post-it "à guetter en soldes". Si j'ai envie d'un Noël jolie-robée j'ai de quoi faire. Plus tard je m'offre des chaussons qui auraient du être les plus douillets au monde mais ça sploutchsploutch quand je marche et c'est à peu près mon truc le plus détesté sur terre donc je les renvoie, grosse déception dans ma quête du moelleux! Dans notre agenda de ce qui se passe dans notre famille ça commence vraiment à sentir la cannelle: ces jours-ci on peut lire "spirale de l'avent pâte à sel", "branches pour le calendrier de l'avent", "biscuits pavot/citron", "peindre la spirale" quelques jours plus tard, etc... Il y aura aussi une belle session d'emballage de cadeaux, avoir de la famille ailleurs demandant une certaine anticipation! Aujourd'hui c'est le jour où cuire le Christmas pudding, hier j'ai mélangé les fruits et les zestes dans de l'amaretto (petite fantaisie, on verra si j'ai bien fait dans un mois!), et aujourd'hui pendant 6 heures il cuira dans son moule tout exprès. Savoureuse anticipation, encore!
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52 portraits: 44&45/52










On me dit plusieurs fois en quelques jours moi je n'aime pas la période des fêtes, voire je déteste! On pointe du doigt la consommation, les repas trop longs, et le foie gras pas correct. Moi je réponds comme une gamine que j'adore, que le père Noël sans mentir pour autant on peut s'en imaginer des histoires et lui tricoter une longue barbe. Dans un immense bol en verre repose la mincemeat pour la nuit. Demain elle mijotera puis je la mettrai en pots, certains à offrir (avec une petite notice pour les néophytes!), les autres pour nos mince pies à nous. Il faudra que j'essaie cette recette de barre "de céréales" avec aussi. Je commande un sapin pour le bureau, et même une étoile pour mettre à son sommet, je crois que ça va être bien agréable ce mois de décembre là bas! On a commencé la saison des sorties chaleureuses de nuit, entourés des lumières et c'est sûrement ce week-end ailleurs qui nous a mis dans cette ambiance pré-fête. On est allé goûter à droite à gauche, des pains au chocolat et aux biscuits roses, une tarte aux poires et aux amandes, un gâteau au chocolat et à l'orange, et même des muffins à la citrouille mais là vraiment je n'avais plus de place. C'était important ce qui s'est passé là bas, j'y ai laissé des valises pleines de cailloux voire de serpents. J'ai retrouvé des pulls en laine et des gants en cachemire que j'avais offerts à ma mère et j'ai maintenant mille moyens d'avoir chaud quand ça souffle dehors-dedans. 

On mange quand même un peu de curry ou on dîne de gaufres? On a choisi, et sur la table les petits bols de morceaux de banane, de poire et de clémentine ont été vite mangés. Il fallait bien fêter ça, et j'adore la façon dont on se fait une fête de la moindre belle assiette ou recette à honorer. Un morceau de brouillon nous raconte au crayon de papier ce qu'on mangera dans les prochains jours. J'oublie des lettres et on ne sait pas si c'est un a ou un o dans ce mot mais je sais que ça dit pâtes tomates/pois chiches, pear & stilton gnocchi, red onion tart, tacos à la citrouille et à la feta, asian chicken broth (un inédit que je suis excitée de tester!). 

On amène une tarte à la citrouille, façon Thanksgiving, chez les copains. On la partage après la meilleure salade de lentilles du monde, c'est le titre de la recette et je suis d'accord, et une de leur citrouille au lait de coco. Tout est bon et j'ai l'impression d'être à l'endroit qu'il me faut exactement à cet instant là. Chez eux il y a des citrouilles absolument partout, c'est un Pâques vert-orangé, et les enfants ont le doigt continuellement pointé vers les nouvelles qu'ils découvrent à chaque coup d'oeil: en haut des bibliothèque, sur le bureau.... c'est un peu fou et terriblement appétissant. On n'a pas le choix, ça se conserve à la lumière et à la chaleur! On leur laisse les garçons une petite heure le temps d'un tête à tête un peu forcé mais très apprécié, ça ne nous arrive jamais et c'est rigolo de se retrouver. Toute façon l'un avec l'autre leur phare est toujours bien allumé. On se dit souvent tu imagines si Pépin allait à l'école, les séparer toutes ces heures? (Et on nous dit qu'ils s'y habitueraient, et oui, mais rater ces partages là... et on nous dit que ce serait pour en troquer d'autres, et bref, je pensais y échapper mais il a fallu "argumenter" ces derniers temps et ça m'a chamboulée. C'est notre mieux pour l'instant, ai-je conclu, en m'en voulant de concéder un pour l'instant, presque comme une excuse). 

Il y a beaucoup de siestes dans cette histoire là, et des petites attentions pour me faire gagner des minutes de sommeil par ci par là qui me font très plaisir (et beaucoup de bien!). Je me rendors des yeux ouverts nocturnes avec ce polar islandais, ça parle de neige, beaucoup, et je suis jalouse. Je n'ai pas deviné la fin, je n'essaie même pas vraiment. Je finis un tricot rose grisé, pour moi, et je rattaque un gilet dans la foulée. C'est pour une petite fille mais il sera peut-être vraiment trop grand, peut-être que ce sera empaqueté au pied du sapin pour Pépin finalement... je verrai quand j'en serai aux manche. La vie si simple que la dire à voix haute me fait parfois faire un peu la moue, mais...

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Les champs et les prés sont blancs, et ça faisait déjà plusieurs matins qu'il me fallait gratter la voiture. Plus tôt, toute seule à la table, je m'étais réjouie de manger ma tartine (beurre demi-sel et groseilles) en voyant le jardin plus autant sous la nuit que les jours précédents. L'imper à fleurs était remonté et j'avais descendu mon duffle coat en échange. Plus tard depuis le cabinet où le chauffage est en panne je l'appelle pour le supplier de venir me déposer un radiateur en bonus, c'est vraiment une torture ces journées chair de poule qui passent d'autant plus lentement. J'y gagne un pain au chocolat et l'attention fera glisser plus vite les heures un peu trop pleines. Je signe quelque jours plus tard pour un bonus ni très raisonnable ni très essentiel dans la future salle d'attente, avec une grande joie. J'ai envie que les gens soient heureux de venir! J'en serai presque à compter les heures tant j'ai hâte, sur les petits papiers on décide du sens du carrelage, et le canapé, il tiendra là? 

Autour de la table, des cartes et des tasses tout éparpillées, je me demande à haute voix ce qui serait pénible dans leur vie. Je suis contente d'avoir à lui demander, lui, s'il trouve quelque grain de sable dans leurs vies? A 1ère vue non, pas d'évènement récurrent qui fait râler, et c'est quand même bien joyeux de se dire que le quotidien ne râpe pas. Plus haut, dans la vie de grand je peux trouver plus facilement, c'est l'usure peut-être? Pas déjà si? J'aimerais leur dire qu'il n'est pas obligé qu'il en soit ainsi pour eux. Les grincements de dents, de nuit yeux ouverts ou d'empathie moins moelleuse au travail en ce moment. La douceur en échange c'est les livres de recettes qu'on regarde au lit le soir lui et moi et les bains à la pistache. On se dit qu'on aura toutes les branches qu'il nous faudrait pour le calendrier de l'avent dans le jardin, j'ai hâte de ressortir les emporte pièces. 

Je nous fabrique une potion magique délicieuse, elle rejoint les baguettes, le beurre et les sacs en papier qui causent très doux moments et petits doigts qui collent. Je suis heureuse de ces matins où tout est confortable, des mots jusqu'aux tartines qu'elles soient grillées ou pas, au Nutella surmontées de confiture au citron comme dans l'assiette d'Odilon qui n'est pas à une gourmandise près...  Les matins qui suivent sont plus solitaires mais aussi potionnés, trop contente de ma trouvaille et de son goût encourageant et réconfortant à la fois. J'y retrouve le gynécée plein de mots et de câlins d'enfants. Je rentrerai plus tôt qu'eux (rarissime!) et je ferai le chou rouge au bacon et aux pommes dont j'ai la recette en tête. On parle gaufres par messages, on a été reçu chez des copains avec une version à la citrouille, il me rappelle mes "envies cracra" précédentes, les gaufres toutes rectangulaires au "fromage" (sic), dans une presque autre vie. Ils se moquent de moi quand je raconte mes fantasmes de chicorée et de yaourts après chaque repas, de tartines de margarine. Mais si vous savez, ce côté rassurant! Comme des souvenirs d'enfance trafiqués. 
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