La veille j'avais ce tricot rose sur les genoux, celui qui est bien agréable à tricoter, bien que pas palpitant mais il y a toujours ce petit supplément de plaisir à tricoter pour le bébé d'une amie. Et rose, et une robe, ça aussi c'est bien agréable... Les garçons se payaient un bout de vie un peu dissolue, j'étais un peu à part mais au milieu, avec le risotto vite fait (aubergines/courgettes/tomates cerises et gorgonzola, basilic-pas-du-jardin), ma tarte aux pommes et au caramel (j'approche le caramel réussi, ça sentait le Werther's dans toute la maison!) et des cookies réclamés par celui dont on fêtait l'anniversaire (mais sans fruits secs ou je sais pas quoi dedans!). J'avais un peu passé l'après-midi en cuisine, à alterner patouillage en chantant et aide à pondre un écrit sur la gestion de classe (je vais commencer à être prête pour la reconversion, à force!). Je m'en veux de m'agacer de ses difficultés à construire un écrit, peut-être encore plus à oser rédiger, je ne sais pas... En tout cas je ne me sens pas très empathique quand je m'agace et que je râle, ni très thérapeutique quand je finis par lui dire bon, dis moi ce que tu veux dire, je l'écris. Pour l'aider je feuillette des articles des cahiers pédagogiques et je rêve devant des initiatives de collège expérimental (au Mans, mince!) ou ces histoires de pédagogie collaborative. Je me dis parfois que je serai plus agissante si je rencontrais les enfants avant qu'ils n'arrivent dans mon cabinet où je sers parfois plutôt à réparer ce qui a été mal dit ou mal appris. Aller viens, on crée une école alternative dans la maison dans le jardin

Nuit-n'importe-quoi, où 2 bébés complètement survoltés nous font rire tant on se croirait dans un film de parents dépassés...Doudou ou tétée n'y faisaient rien, ça donnait un peu envie de leur dire bon, vous faites ce que vous voulez les gars, nous on va aller dormir sur le canapé. Puis comme toujours, ils finissent par dormir et avoir l'air de deux poupons si sages, leurs petites mains autour des nôtres ou d'une couverture, leurs nez enfoncés dans ce qu'il y a de plus doux pas loin (une peluche pour le grand, mon cou pour le petit). La journée qui suit on prend les respirations là où elles sont, un petit origami glané entre une lessive et une tétée grognon, un thé bon même froid (heureusement pour lui!), écrire aux anciennes collègues, un peu nostalgique... 

Pour se rappeler que la vie d'après n'est vraiment pas loin on a choisi et acheté (brr!) le sol pour tout le rez de chaussée, tout facilement en se disant quelque chose comme c'est bien ça non? On est d'accord! Le poser ce sera peut-être autre chose. Mon forum de bricoleurs m'aide à faire le tri entre les disques de meuleuse et les techniques de ragréage, je vous passe les détails mais en gros, un jour on prendra bien le thé dans notre jardin sans avoir à repartir dans un autre chez nous après. Tricot, origami et liste de compte rendu qui diminue, il ne manque plus que quelques pages lues avant de dormir pour avoir la vie qui nous ressemble tout à fait. Ça c'est le côté moins chouette du cododo (et d'un bébé pas encore sommeil-friendly), les sources de dérangements sont bannies. Mais bientôt... C'est le maître mot, presque qu'autant que "vive maintenant"! 

6 commentaires:

  1. Ah mais toute cette énergie, ça fait du bien!
    C'est drôle, on a eu la même nuit ici, foire générale et parents éberlués... (et du coup, ici aussi c'était un lendemain un peu haché/mâché). C'est drôle encore, je crois comprendre qu'on a des rêves de reconversion croisés :)
    Dis donc, au fait, toi qui tricotes, tu ne voudrais pas tester un petit modèle? Je verrais bien un de tes petits dedans!

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    1. J'aime ton message, il présage de jolis échanges à venir! Je pars sur ma boîte mail, guette la tienne! : )

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  2. Avec mon temps libre, j'ai plein de questionnements pédagogiques en suspend et pas mal de temps pour creuser. C'est passionnant tout ça mais il y a tellement de voies différentes qu'il y a de quoi se sentir un peu perdu. Et puis, il faut parfois jongler avec les collègues et ce n'est pas toujours facile non plus. Si ton monsieur a besoin d'un avis ou d'un coup de pouce, qu'il n'hésite pas, j'ai du temps !
    Côté laine, robe rose pour moi aussi mais quelle galère d'adapter les tailles ! Et les modèles sympas au crochet ne sont pas légion je trouve...

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    1. Oh oui, piocher dans les différentes pédagogies en essayant de ne pas dénaturer tout ça... en orthophonie c'est un peu ça aussi, une sauce qu'on essaie de réaliser sans contradictions.
      C'est très gentil, il est inspecté pour valider son année très bientôt, alors si tu as des conseils sur le sujet c'est bien volontiers...
      je vais regarder ce que j'ai au crochet, mais c'est vrai qu'on en fait vite le tour!!
      Bises!

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  3. Je suis épatée par l'énergie qui se dégage de tes mots, moi qui suis complètement submergée par mon déménagement et qui patauge sans avancer d'un pouce... Tu nous montreras la robe?

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  4. avoir la vie qui nous ressemble tout à fait, comme je vous envie!!! et ce ne sont pas de gentilles paroles dispersées à la va vite histoire de laisser un com :-)
    non, je vous envie vraiment, du tréfonds de moi même d'arriver à cette vie qui vous ressemble tout à fait, c'est que j'en suis si loin...un jour peut-être à force d'acharnements, oui, peut-être...
    et vous nous montrerez la nouvelle maison? :-)

    lolabelle
    PS: ils sont beaux ces piou :-)

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et parce que c'est parfois frustrant de ne pas pouvoir s'en dire plus: tinoftea@gmail.com