Quelques heures, par surprise, qui auraient pu sonner comme un cadeau.

Dans un demi-sommeil, vers 6h ce matin il m'avait parlé de ces flocons. Odilon gazouillait, yeux grand ouvert, et mes chutchut-on va réveiller Pépin! semblaient sonner comme la chose la plus drôle qu'il ait jamais entendu. Ses pattes chaudes et dodues pédalaient contre mon ventre et après quelques chansons il avait accepté de se rendormir en têtant... 3h plus tard on ouvrait les fenêtres et Pépin dansait devant les gros flocons. Maman heureuse de cette première fois partagée, et travailleuse qui se disait ohlala est-ce que je ne vais pas faire 1h de route pour attendre des absents?

Chez la nounou, -optimiste à souhait pour la route- je lui raconte mes contrariétés face à cette pédiatre très convaincue qu'un bébé allaité a beaucoup plus de risques d'être carencé, et surtout que mon grand est bien trop silencieux, quoi il ne dit pas un mot? Et que les enfants d'orthophonistes ont beaucoup plus souvent qu'on ne pense des soucis de langage, si, si, si. Je suis repartie avec une prescription d'activités pour le "stimuler", et la boule au ventre. Déjà, devoir défendre mon enfant? Faire part de ma confiance en lui, en son doigt qui pointe et en tout ce qu'il fait qui dit bien fort oui à la vie? Alors je lui raconte tout ça, et bien sûr que je voulais entendre ses mots rassurants, à elle qui en a vu tellement des enfants, des bavards et des moins bavards sûrement, des pressés ou des prudents. 

Mais non, à la place c'est le coup de masse... C'est vrai qu'il est particulier, Pépin. Particulier? Particulier comment? Et les exemples de pleuvoir, ce qu'il ne fait pas, ce qui fait que oui si on le rencontre pour la 1ère fois on le trouvera forcément en décalage... Et mes jambes qui ne répondent plus, et la bonne figure que je cherche tout au fond de moi, et attendez attendez qu'est-ce que vous me dites? Si vite passer dans l'autre camp, je la vois me trouver loin de la réalité, je suis un de ces parents que j'accompagne moi, je me raccroche aux branches et raconte ce qui m'épate, moi, chez lui. Mais ça n'est pas assez on dirait, elle me dit les journées où il ne dit rien, et à cet âge on ne peut pas savoir si c'est seulement son caractère ou s'il a un problème. Et mes oreilles en feu, et mes questions encore, même si j'ai alors l'impression d'être maso. Je veux savoir chaque détail, chaque grain de sable, et ça me brûle de l'imaginer remarquer tout ça jour après jour sans rien me dire. D'un coup le tremblement de terre, l'envie de repartir avec mes bébés sous le bras, leur souffler la confiance que j'ai en eux. Bien sûr arrive vite l'idée que c'est de ma faute, peut-être bien, que je le protège-cocoone (etc!) trop, que je le rends paresseux... Et ma foi je préfère paresseux que particulier

A peine rentrée dans la voiture je n'essaie plus et je fonds en larme. Colère, inquiétude, tout est flou, je suis moi aussi comme enneigée. Encore un coup de fil de patient pour annuler un de mes rendez-vous de l'après-midi, et plus tellement la force pour tenter la route de toute façon... Alors non c'est vrai, ces petites heures là n'auront pas ce goût de liberté qu'on aurait pu imaginer. Ventre tordu, voix serrée et mouillée, les mots au téléphone avec lui et les amies. Je l'entends se fâcher un peu, être sur de lui, en tant que papa, sûr de son fils. Je m'en veux, moi, de me laisser contaminer par le doute. Mais lui non, et il me raconte notre Pépin coquin, comme moi liste tout ce qui dit oui-je-vais-bien! Le cache-cache, les câlins, l'envie de nous imiter etc, etc, etc... Oh non je n'ai pas envie qu'un oeil clinique se rajoute à mon regard de maman, il serait faux de toute façon. 

Comme la vie de parent est risquée, l'autre rive est à un pas - celle qui dit qu'on fait parti des autres-, en un mot plus rien n'est comme avant. Accompagner, comme un mantra. Je suis bouche bée devant la norme accablante, je veux en faire quelque chose de positif, de cette douleur, qu'elle génère encore plus d'empathie pour ces parents les yeux mouillés à mon bureau, pour ces enfants pas si bancals si on les éloigne de ce qui ne leur parle pas... Mais reprendre mon souffle, déjà. Et lui susurrer en le couchant tout à l'heure, tu peux avoir confiance en toi, mon chat

41 commentaires:

  1. Oh Clémence, c'est quand même toi la pro du langage. Tu te serais alarmée s'il y avait eu quelque chose! Laisse lui du temps à ton beau pépin, qui découvre et qui grandit. Satanés professionnels qui veulent nous faire rentrer tous dans des cases...

    RépondreSupprimer
  2. Il est encore si petit Pépin... C'est difficile de savoir quand il faut demander l'avis du médecin, de savoir quand il faut s'inquiéter, ou juste attendre qu'il pousse à son rythme.

    RépondreSupprimer
  3. Courage ! Vous savez par votre métier que trop souvent tout doit rentrer dans des cases, des normes. Votre pépin n'est peut-être pas le bavard attendu mais faites-vous/lui confiance, il est encore tout pitchoune...

    RépondreSupprimer
  4. J'ai mal au ventre pour toi, pour ce que tu as dû recevoir et encaisser... Je ne connais pas Pépin mais je connais mon petit garçon, celui qui a mis complètement de côté là langage le temps d'acquérir d'autres choses. Pépin est minuscule, chaque jour est une fête, une découverte, et son papa et toi vous savez, bien mieux que les autres. Crois moi, s'il y avait eu un souci, tu l'aurais senti, tu le saurais.

    RépondreSupprimer
  5. Oh que ça fait mal d'entendre ça... qu'ils sont durs ces jugements, ces regards qui croient savoir, qui s'accrochent à leurs normes, à leurs habitudes. Chacun son rythme, pour parler, marcher, manger, dormir, et tout le reste. Ecoute-toi, écoute Pépin, écoute son papa. Et je te rejoins, plus je découvre ma petite et plus je l'accompagne, et plus je me sens proche des parents de l'autre côté du bureau. Allez, la colère pour répondre aux doutes, et hauts les coeurs pour la suite de la semaine !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci!et oui il faudrait que je m'autorise à me laisser aller à un peu plus de colère je crois...

      Supprimer
  6. Comme toi j'ai été "bousculée", il y a peu, par un jugement de ce genre. Que c'est difficile... Mais tu dis tout ça tellement bien, on sent que le creux de la vague est déjà derrière toi. Et tu penses aussitôt à faire de cette épreuve quelque chose de constructif pour "l'autre côté du bureau"... Chapeau.

    RépondreSupprimer
  7. eh mais faut qu'ils arrêtent de te fragiliser et qu'ils te laissent être la mère que tu veux avec des enfants comme ils sont......un enfant qui parle pas trop a investi dans autre chose..c'est vrai pour les adultes aussi alors "camembert"! y'en a qui devraient s'abstenir de parler.....

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Ah Violette, il m'aurait fallu ta fougue pour leur répondre! Merci!

      Supprimer
  8. Bonjour,
    Je suis beaucoup plus âgée que vous, mais votre billet a réveillé quelques souvenirs plus ou moins bien digérés.
    Mon fils nouveau-né était suivi par un pédiatre, je venais d'arriver dans une ville où je ne connaissais personne, et j'étais affolée à chaque retour de rv. Finalement, on m'a conseillé un médecin généraliste qui venait de s'installer, et tout s'est ensuite bien passé. Il est devenu mon médecin à moi aussi, après que le mien s'était exclamé : " il a sept mois et vous l'allaitez encore ( partiellement) ? Nous ne sommes pas au tiers-monde ! "
    Etes-vous obligés de garder ce médecin si peu empathique ?
    Et pour l'anecdote, j'ai parlé à... trois ans, le jour où ma petite sœur, âgée de dix-huit mois, s'y est mise.
    Courage !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Il fait beaucoup de bien à lire ce partage d'expérience, merci! "Nous ne sommes pas au 1/3 monde", ah mon dieu c'est savoureux!! Pff ici c'est la crise des pédiatres... mais oui on va trouver une solution pour s'épargner ça tout de même!

      Supprimer
  9. J'aurais plutôt tendance à te dire, remise tout ça dans un tiroir pas trop loin au cas où mais oublie et fais-toi confiance!

    RépondreSupprimer
  10. En te lisant, j'ai les larmes qui montent et je suis en colère. Pépin est si petit, comment peut-on poser un jugement sur un enfant aussi jeune ? Et quant à l'allaitement qui carence soi disant les bébés... Comment dire ? Ta pédiatre devrait mieux se renseigner. Joseph ne parle pas et ne marche pas non plus. Ses cousins le font ? Grand bien leur fasse, chacun son rythme.
    Je m'amuse souvent à imaginer souvent votre maison, votre vie : je suis sûre que Pépin souriant et silencieux se laisse bercer par la douceur ambiante et n'a pas besoin de couvrir le bruit par ses babils. Les mots viendront, plus tard, quand il en sentira le besoin, l'utilité : pour le moment ses jolis yeux et ses mimiques lui suffisent pour se faire comprendre, cela ne veut pas dire qu'il n'est pas capable. Pour info, j'ai été des années en décalage à tout niveau, j'ai parlé à trois ans et ma motricité était très maladroite. Encore quelques années et le décalage s'est avéré réel. Mais pas dans le sens ou les professionnels l'attendait. Comme quoi.
    Désolé pour ma tartine, tu es une mère formidable, tes enfants ont beaucoup de chance et leur papa a raison de râler. Je t'embrasse fort.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci! A la maison Pépin est drôlement bavard, dans sa petite langue de chat, mais il cause! A ses jouets, au chien etc...
      Merci pour ton partage, ça fait du bien à lire ça aussi! Bises!

      Supprimer
    2. Ah ben voilà !! Il communique, c'est le principal !
      J'ai un petit garçon très silencieux dans ma classe. Ce qui m'inquiète le plus, ce ne sont pas les mots qui manquent, la comptine numérique hésitante et les apprentissages tâtonnants. Non ce qui m'affole, c'est son mal être et sa tristesse (tu verrais son regard)... J'ai deux autres cocos atypiques et peu causants mais tellement joyeux et plein de vie ! Pour moi l'essentiel est là.

      Supprimer
  11. Non mais ! Ils sont fous ! Oh garde la confiance en toi et dans toutes les étincelles que tu vois dans les yeux de tes bébés !!! Et comment, l'allaitement à tendance à carencer les bébés ? Non mais ? Sont fous !!!! comment tout doit rentrer dans la norme , n'importe quoi !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Hii ta fougue révoltée me requinque un peu!

      Supprimer
    2. oh c'est chouette :) plein de bises :)

      Supprimer
  12. Bonjour Clémence, j'ose laisser un commentaire pour une fois car j'ai vraiment été touchée en lisant ce post! Touchée et énervée face à cette manie qu'ont certaines personnes de vouloir que
    les apprentissages des enfants se fassent à un âge défini et surtout pas plus tard. Non mais, nous ne sommes pas des machines!!! Chaque enfant est unique,et même en étend à priori éduqué de la même façon que ses frères ou soeurs,et sortant du même "moule", il ne sera pas identique.
    Votre mignon Pépin parlera lorsque le moment sera venu pour lui de le faire. Mais je suis sûre qu'au fond de vous, dans votre coeur de mère, vous le savez déjà, n'est ce pas? 😊
    Bonne continuation; je vous suis depuis longtemps déjà et j'en profite pour vous dire que votre façon de mettre des mots sur les choses et les sentiments est un pur bonheur pour les lectrices.
    Gwen.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Oh merci! Hier une maman qui n'osait pas me dire que son fils pour qui elle avait pris rdv n'était pas encore propre de nuit... a 2 ans. Et si soulagée quand je n'ai pas émis de commentaire négatif! Le monde tout à fait à l'envers...

      Supprimer
  13. Oh la la... Je suis vraiment triste pour toi. C'est déjà tellement difficile d'avoir confiance en soi quand on est une jeune maman, alors si les autres commencent à faire des remarques désagréables et déplacées, ça chamboule tout ! Pour la petite histoire, mon mari, dont la mère est orthophoniste, a commencé à parler à trois ans (quand sa mère se disait qu'il fallait qu'elle commence à se faire du soucis), mais du coup il a directement parlé avec des belles phrases bien construites et a sauté les étapes. Est-ce que tu pourrais changer de pédiatre ? Vu d'ici (la Suisse) les propos de ce pédiatre me semblent d'un autre temps... Ici ils sont plutôt à soutenir six mois d'allaitement maternel exclusif...
    Je pense bien à toi et te soutien de loin !
    Isaline

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Ton commentaire fait drôlement du bien! J'imagine bien un chemin comme celui là pour Pépin, lui Monsieur un peu perfectionniste qui ne s'est lancé sur 2 pattes que quand il était sûr de lui, et sûr de ne pas tomber!
      Oui, on va essayer, mais ici c'est vraiment la crise des médecins pour enfants! (et encore, tiens toi bien, Odilon ne devrait manger que 4 fois par jour à son âge!!)

      Supprimer
  14. Bonjour,
    je vous lis toujours discrètement, mais comme beaucoup d'autres lectrices, ce billet me fait réagir. Oui, peut-être que votre grand fils n'est pas "dans les cases" pour parler. Il a le temps, et vous le savez, c'est sûr. Mais on a souvent du mal a être sûre de soi, en tant que parent ! Une anecdote : j'ai des jumeaux. L'un faisait encore pipi dans sa culotte en grande section de maternelle. Pas tout le temps, mais régulièrement. Sa maitresse nous a alors conseillé très fortement de consulter un psy parce que ça dénotait des pb, d'après elle ! Juste pour ça ! Parce qu'il était (et est tjs) super éveillé, impliqué, etc. à l'école (mais pas scolaire, certes). Quand j'ai osé en parlé à notre homéopathe (parce quand même, ça me turlupinait), ça l'a bien fait rire et elle m'a juste répondu : laissez-le vivre, laissez-le grandir. Et c'est passé, tout seul. Bref, chaque chose en son temps !
    Sur l'allaitement, vraiment n'importe quoi. Bon, nous, on est végétarien. Passons sur toutes les idioties que les pédiatres nous ont sorti, jusqu'à ce qu'on trouve une homéopathe compétente là-dessus. Nous avions nous-même demandé des analyses, pour savoir s'ils étaient vraiment carencés : pas du tout ! Et même au contraire, la nutritionniste était admirative du bon équilibre de tout et de l'appétit de nos gars.
    Bon courage et gardez confiance.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci pour le partage! et oui, la confiance, chevillée au corps, c'est la recette je crois!

      Supprimer
  15. Pfffiou…. ce que cela peut être épuisant et déstabilisant ces "il faudrait que…", "il ne fait pas encore…", "il n'est pas…", "ça n'est pas bien"; quand on est parent, on essaie de faire le mieux, et je crois beaucoup qu'un 6ème sens, une intuition entre nous et l'enfant nous guide, quelque part. On peut très bien se planter, mais quand on y met toute sa sensibilité de maman, qu'on fait preuve de bon sens et qu'on est à l'écoute, alors on ne se plantera jamais plus qu'en écoutant les conseils des autres, qui émergent de toute façon de leur propre expérience personnelle ou professionnelle ou les 2. J'ai beaucoup regretté d'avoir trop écouté les conseils de part et d'autre pour ma 1ère fille, je ne me suis pas assez fait confiance. Pour ma 2ème, je ne voulais pas de ça et en plus, j'ai eu la chance de tomber sur d'autres professionnels (gynéco, pédiatre) qui eux, m'ont fait confiance, et même si je crois avec le recul que j'ai fait des erreurs et qu'ils ne m'en ont rien dit, je leur en suis reconnaissante. Tant que l'enfant n'est pas en danger, pourquoi semer autant de doute chez des parents aimants, et toujours si vite, culpabilisés à l'idée qu'ils font peut être faux. Qu'importe que l'enfant parle plus tard, il fait d'autres acquisitions en attendant, peut être moins visibles, mais je suppose qu'il n'est pas apathique dans un coin sinon vous auriez réagi par vous même. Qu'est ce que ça veut dire cette soi-disante normalité, à tel âge on doit faire ceci ou cela. J'ai "cododoté", j'ai allaité longtemps, je ne punis jamais, bref, j'écoute beaucoup mon instinct et mes filles sont très appréciées en société, ne sont pas "capricieuses" ou je ne sais quoi ! Je ne rejette pas en bloc les conseils, mais j'écoute et je les mets dans un coin de ma tête, au cas où, parce que l'expérience des autres peut être un soutien, une piste de réflexion, mais elle ne doit pas nous dicter ce qu'il faut faire ou pas.
    Désolée pour la tartine, mais c'est un sujet qui me fait beaucoup réagir et en plus, quand on vous lit, qu'on voit toute la sensibilité qui émane de vous et de votre rôle de maman, alors là, ça m'énerve encore plus!!!
    Plein de pensées,

    Caroline

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Ils me sont très utiles, ces mots, merci beaucoup! Oui, c'est triste, j'ai compris que la nounou trouvait qu'on ne "rendait pas service" à nos enfants en les élevant comme on fait...

      Supprimer
    2. je suis la personne qui t'à écrit un message en deux parties à la fin des commentaires....Je rebondis sur ce que je lis tu sais les nounous ne voient pas d'un bon œil les enfants allaités (les bébés au biberon c'est plus simples pour elles donc l'allaitement ca ne les charment pas!).Le cododo pour elles c'est une horreur parce que forcément elles vont devoir faire plus que de larguer bébé dans son lit et ca les agacent aussi et si tu portes tes bébés en porte bébé tu es forcément "une emmerdeuse" et elles aiment pas le portage car bébé dans les bras faut pas y compter (j'ai une assistante maternelle à côté de chez moi et par rapport à nos discussions je peux te dire que j'affirme mes propos)...Mais il faut que tu ais confiance en ton mode éducatif et que vraiment tu te libères des "bons conseils"....J'ai parlé allaitement il y a deux jours avec une dame dont le bébé de 3 mois ne fait pas ses nuits la dame qui parlait aussi avec nous (pas la maman!) soutenait à fond qu'il n'avait pas assez à mangé par le lait maternelle et la ritournelle habituelle était partie...Chacun à sa théorie tu ne convaincras pas quelqu'un qui pense l'inverse de toi mais toi tu as le devoir de te faire confiance et de ne pas être d'accord pourquoi la nounou ou le pédiatre saurait forcément mieux que toi!
      Céline

      Supprimer
  16. Quels dégats ces pédiatres à la noix, franchement... Mais celle-ci me rappelle une célèbre citation d'Audiard; "des C***s, j'en ai connu mais vous, vous êtes une synthèse..." Fuyez ces gens normatifs, normaupathes... Un bon vieux médecin généraliste, un homéo si possible ferait sans doute aussi bien, voire bien mieux! L'OMS (même si elle n'a pas que de bonnes idées), recommande l'allaitement long pour tous les enfants, pas que les petits pauvres du tiers-monde, qui n'ont pas accès aux bonnes poudres synthétiques de nos géants de l'agro-alimentaire... ça crève l'écran que votre Pépin est plus que bien, il est surement trop occupé à découvrir des tas de choses, à commencer par son frère, pour se consacrer à la parole. Ecoutez votre intuition, votre chamboulant et pensez un peu à vous pour récupérer de votre fatigue post-partum. Je suis sûre que tout va "au petit poil", je crois qu'Einstein a commencé à parler à 4 ans ce qui promet un bel avenir à votre petit et lui laisse de la marge! Haut-les-Coeurs miss Lobster!

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci pour votre sagesse! "Vous savez, à 4,5 mois il ne devrait plus manger que 4 fois par jour" sic, sic, sic! Et oui, cette fatigue, j'essaie de m'assoir dessus mais elle vient toquer (voire enfoncer!) à la porte...

      Supprimer
  17. Oh Clémence, comme tes mots sont terribles ce soir… Que les gens du dehors sont durs avec ton Pépin joli et avec sa maman… parfois les gens prennent un malin plaisir à appuyer là où ils sentent une faille, alors qu'un regard un peu chaleureux ferait tellement plus de bien…
    Vous êtes tellement plus forts et bienveillants que toutes ces phrases et remarques terribles… Je t'envoie un peu de mon feu de cheminée et du ronron du chat… Je t'embrasse
    Et moi le langage des petits tout inventé-gazouillé, j'adore ça...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Oui, c'est vraiment une jolie et fugace chanson!!

      Supprimer
  18. Vous êtes un peu destabilisée et c'est bien normal, mais vous dites qu'à la maison Pépin gazouille ? Alors ?! Je reprendrai le mot de VioletteB, c'est le meilleur : "Camembert, les pédiatres aigris et les nounous pas sympas !"... S'il ne parle pas avec vous, c'est que vous ne lui donnez pas envie de le faire. Non mais !...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Oui ça me rend triste je me dis qu'il n'est pas tout à fait "lui même" quand il est là bas...

      Supprimer
  19. Courage ma belle, claque la porte de ce monsieur qui n'a visiblement aucun art de la communication et se targue de donner des ordres sur le sujet! L'allaitement qui carence, non mais et puis quoi encore?!! Quant à Pépin, maintenant que l'alarme a été donnée, tu ne pourras plus tout à fait faire comme si tu n'avais rien entendu. A votre bon sens de parents (et un tout petit peu d'orthophoniste ;) ) de savoir le mettre un peu de côté pour pouvoir juger si c'est une alarme pertinente ou non (j'aime la réaction de F!!). Bises

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Oh mais merci Cloc! On viendra voir votre vert et tu me feras un diagnostic express!

      Supprimer
  20. Oui les enfants prennent leur temps et par moment les professionnels devraient faire preuve d'un peu plus de psychologie avant de parler.

    Il y a exactement un an, on nous balançait la même inquiétude dans la face sans gant tel un uppercut depuis nous avons fait du chemin mais nous avançons doucement au rythme de notre bonhomme.
    J'ai traversé tout comme toi des moments de grandes inquiétudes, puis de la colère et aujourd'hui je me sens plus apaisée mais pour être tout à fait honnête, je dois avouer qu'aujourd'hui je dois reconnaître que notre bonhomme fonctionne différemment et alors ?

    C'est nous qui apprenons de lui, tous les jours un peu plus mais ceci, je ne le souhaite à personne car c'est très dur pour la maman que je suis. Aujourd'hui notre Titi à un peu plus de 27 mois, ne dit toujours pas "maman" mais dit "papa", "bonrour et mercchiii" mais bon quand je vois mes collègues parler d'autres enfants plus jeunes qui parlent, pointent je dois avouer que je les envie dans le fond de moi-même. Après je me dis aussi que je dois très certainement avoir les épaules plus larges pour encaisser ça c'est la vie bref.

    En tout cas pour ton petit bonhomme, il est vraiment très jeune pour que déjà on commence à s'alarmer et c'est ça qui me met en colère ! Pourquoi vouloir toujours qu'un enfant marche avant .... parle avant 18 mois..... Il faut tout simplement les laisser évoluer comme bon leur semble ! Juste une question ? Est-ce que tu as fait un test auditif ? Car si ça se trouve c'est juste un petit soucis de ce côté là, c'est arrivé à une amie à moi et c'est vraiment pas méchant mais comme son enfant régurgité beaucoup, il a les oreilles qui ont été impactées.

    RépondreSupprimer
  21. Travaillant dans le secteur de la petite enfance, je dirais qu'il est facile de culpabiliser les parents. C'est tellement plus simple !
    Mon fils a commencé à parler en maternelle, avant ça ne l'intéressait pas. C'est sûr, ses parents (c'est à dire mon époux et moi) répondaient à tous ses besoins avant qu'il ne les demande.
    Aujourd'hui, il a 17 ans, est en terminale et parle beaucoup (trop ?).
    Il ne faut pas s'inquiéter, on vit dans un monde où avoir son propre rythme est interdit. C'est nul !

    RépondreSupprimer
  22. Je ne sais quel âge à votre petit pépin mais voilà j'ai lu vos propos et celà à fait écho à deux de mes enfants.Sur les 3 deux ont parlé tard. Le premier jusque 3 ans ferme à beaucoup pointé du doigt et disait peu de mots papa, maman chien chat vraiment pas grand chose...N'ayant pas d'autre enfant à ce moment je n'ai pas plus que celà tiqué....Déjà je fuyais les pédiatres à cause justement d'un allaitement long jusque 3 ans qui était fort critiqué à chaque fois...J'ai toujours eu confiance en ce que je faisais pour mon enfant j'ai peu douté et j'ai donc peu écouté autour de moi.Mon enfant était suivit par un médecin de famille qui m'à laissé tranquille avec mes choix...Comme je n'avais pas de comparaison je ne m'inquiétais pas trop ....Puis les mots se sont débloqués au fur et à mesure au fil du temps plus lentement en comparaison des "normes" ...J'ai scolarisé mon fils en maternelle directement en deuxième année déjà la "propreté" n'était pas acquise au moment où il aurait du rentrer et il était "trop" bébé j'ai fais une tentative de quelques jours et ca à été catastrophique même l'école m'à dit on attend l'année prochaine.Bon il s'est révélé en dernière année de maternelle un problème de surdité qui n'avait jamais été perçue par le corps médical ni nous non plus malgré les contrôles classiques. Il avait quand même 30 % de surdité à droite et à gauche et c'est clair que après coup nous avons mieux comprit qu'il ait du mal à parler. Une opération à solutionné la surdité puis des séances d'orthophoniste ont été prescrites mais celà n'à pas donné grand chose d'un commun accord avec le thérapeute nous avons laissé tombé...A son deuxième cp notre fils avait des soucis pour apprendre malgré une "intelligence" bien développée même son directeur d'école ne comprenait pas le décalage entre ses résultats scolaires et son intellect en classe quand on parle avec lui ses raisonnements pointus pour un enfant de son âge.

    RépondreSupprimer
  23. (suite de mon roman....)
    La précocité était évoqué au final après des tests notre fils est dysphasique...J'ai cru à l'annonce du diagnostique que j'allais sombrer si on écoutait le médecin il devait avoir un avs beaucoup de choses "graves "ont été dites...Son institutrice en cp l'avait clairement mis de côté et lui avait besoin de soutient...Nous nous sommes beaucoup inquiétés et à son deuxième cp un maître en or avec une vraie qualité de transmission....I à fait beaucoup pour que notre fils sache enfin lire, aime aller à l'école et nous le voyant bien nous avons relaché la pression. il à eu beaucoup de séances avec un orthoptiste et celà l'à bien aidé à réglé son soucis de concentration. Là il est en ce1 et encore une fois une maîtresse en or elle le valorise est bienveillante et est aussi très en mode lâcher prise pour moi elle raisonne comme une maman et fais la différence entre la théorie et la pratique...Notre petit gars de 8 ans va bien c'est le jour et la nuit...Mon deuxième à parlé tôt vers 18 mois et à rapidement acquit du vocabulaire il est en maternelle et pareil il est rentré directement en deuxième année et il se débrouille bien n'à pas de problème d'apprentissage les choses à ce niveau sont fluides mais quand il à parlé je me suis rendu compte du décalage avec son ainé et heureusement quelque part que je n'en avais pas conscience je me serais gâché la vie alors que cela n'aurait pas changé le cour des choses au final...Pour mon 3 ème il à eu 2 ans il y à 4 mois à 2 ans pile comme mon premier un "retard" de langage j'ai commencé à m'en inquiéter tout en sachant que chacun son rythme est aussi une évidence et depuis 3 mois ca c'est débloqué à la vitesse lumière il à même énormément de vocabulaire c'est assez impressionnant car là il parle très bien...Mon récit pour te dire aussi de souffler en ton fort intérieur justement si le sujet t'es douloureux n'en parler qu'avec des personnes bienveillante pas des personnes qui te pointeraient du doigt (car pour mon 1er j'ai eu le bon pédopsychiatre qui en voyant mon fils avec des cheveux longs à 3 ans (jamais coupé à ce moment juste parce que ca lui allait bien et que moi et le papa nous aimions bien!!!)à vite fait le parallèle bidon d'une fille voulue à sa place (?????), il est bébé parce que vous êtes trop sur lui (m'à dit qu'il aurait était mieux en crèche qu'avec sa maman!!!!)Pour l'allaitement d'un bambin là je crois que j'avais touché le summum de ce qu'il pouvait entendre et il s'était fait le tableau dans sa tête!!!!En effet fais la liste de ce qu'il fait bien au lieu de ce qu'il ne fait pas et fais toi confiance et aussi à lui. En plus tu viens d'avoir un bébé parfois l'enfant à besoin de se mettre comme un semblable au dernier arrivé et quand il à confiance qu'il sent que "ouf!" tout va bien il se met à pousser d'un coup pour mon 1er cela été le cas.

    RépondreSupprimer
  24. TOn billet me touche beaucoup....pour de multiples raisons...Il y a de l'amour chez vous. Et le reste compte si peu...Particulier...quelque chose qui ne va pas...et cette histoire d'allaitement et de carence qui m'a fait sourire (il vaut mieux parfois plutôt que la colère). Je suis maman d'une grande particulière qui était toujours en décalage. Ni devant , ni derrière mais plutôt ailleurs et différemment. Et ma petite elle est si particulière qu'il y a plein de choses que ses gènes ont décrété qu'elle les ferait quand elle pourrait. Alors les orthophonistes on les connaît bien ici...et on m'a aussi dit tant de choses à moi, la prof, sur ce que pouvait "donner" un rejeton d'enseignant et la pression, etc. Des préjugés et des paroles-conseils-bien pensantes qui blessent et ébranlent la confiance en soi. On n'a pas besoin de ça. Mon château de cartes il vacillait beaucoup "avant". Avant ma toute petite. puis j'ai dû apprendre à faire confiance à MON intuition et mes convictions. Parfois il en allait de sa vie dans le monde de la compresse et du désinfectant comme je l'appelle. J'ai assez de recul aujourd'hui pour te dire que des enfants il y en a des millions, et tout autant de façon de grandir, de s'ouvrir au monde et de s'émerveiller. Il faut juste trouver le baume qui nous recouvrirait pour faire glisser ces paroles sur nous. Et ça, j'avoue ne pas l'avoir encore découvert. Bises

    RépondreSupprimer
  25. N'écoutez pas les esprits chagrins et faites vous et faites lui confiance à votre si joli Pépin. Je suis orthophoniste comme vous et je sais le pouvoir assassin des mots mais aussi le pouvoir d'amour des mots et ces derniers vous les avez vous et le papa de votre beau Pépin ! Alors hauts les cœurs et n'écoutez que vous et bien sûr votre petit bout de chou !

    RépondreSupprimer

et parce que c'est parfois frustrant de ne pas pouvoir s'en dire plus: tinoftea@gmail.com