3/52



Des bébés rayés drôlement souriants, que demande le peuple, non? Un tout mietté de galette de riz, et l'autre encore tout plein de lait, des pieds à la tête. Ce côté magique que chaque gramme et chaque centimètre qu'il prend (j'ai écrit sentimètre en premier lieu, les centimètres sentimentaux peut-être!) vient du lait que je fais pour lui. Toute façon la vie avec des enfants, c'est à peine croyable tant c'est heureux et magique. Je voudrais écrire en gras tout ce que fait Pépin jour après jour, ses découvertes entêtées, leur pugnacité à rendre chaque moment de vie plus vivant. Il n'y a plus rien de difficile quand on est porté par cet enthousiasme (non, non, même pas ces fichues couches bio qui s'auto-détruisent après deux pipis et se transforment en confettis dans le pantalon). 

Il y a eu des jours à 100 à l'heure, devoir aller près de la maison -enfin plus loin en fait- tôt un matin, pour un de ces rendez-vous du parcours d'ouverture de cabinet. Dans la file Odilon impressionne tout le monde avec ses yeux grand ouverts, mais c'est qu'il y a des choses à regarder. Beaucoup de gens plus jeunes que moi avec des dents qui disent qu'ils ont vécu trop de vies déjà, et j'ai un peu honte de le remarquer. Est-ce que c'est mon manteau de fille de la ville? Est-ce que je saurai l'enlever pour parler bien en face à tous les gens avec qui je devrai m'asseoir? Tout est blanc sur la route et dans le fourgon brinquebalant le volant est glacé. Je tricote une paire de moufles depuis quelques temps, mais -oh surprise!- ça n'avance pas très vite et en attendant j'ai mal aux mains...

Un jour plus calme après les jours minutés. Je suis réveillée par deux bébés râlant en coeur et je ne sais pas trop par où (qui?) commencer. Je chante, autant pour les faire sourire que pour avoir mon mot à dire moi aussi, et quand Pépin atterrit sur ma hanche c'est une nouvelle belle journée qui commence. Moi j'ai rêvé de meilleures histoires que les jours précédents, des débuts d'idylle qui m'allaient bien, j'ai refermé des portes qui n'avaient plus à être ouvertes, ça m'enveloppe comme il faut même dans ce matin tronqué. Pépin ne le sait pas encore mais un gâteau au chocolat blanc nous attend dans le four, lui qui a le museau si sucré. Des histoires de famille au crayon de couleur, il voudra sûrement tremper sa part dans ma tisane... 

7 commentaires:

  1. ton chemin sucré que j'adore suivre... avec deux bébés raleurs au réveil, brrr... mais tout plein d'amour on le sent !!!!

    RépondreSupprimer
  2. des mots qui glissent comme les mailles sur les aiguilles…. qu'est ce qu'elle est joliment tricotée cette petite vie là!
    love love love

    Caroline

    RépondreSupprimer
  3. La vie douce, la vie si vivante !
    Dis nous la donnera ta recette de gâteau au chocolat blanc ?!

    RépondreSupprimer
  4. Contente de sentir poindre un sourire derrière tes mots !! Pas toujours facile pourtant...
    Et ce gâteau... Oh oui, la recette ! Je connais un autre bec sucré que cela peu intéresser !

    RépondreSupprimer
  5. La photo d'Odilon est juste extraordinaire!!!

    RépondreSupprimer
  6. ça donne envie de venir chez toi, manger du gâteau au chocolat blanc !

    RépondreSupprimer

et parce que c'est parfois frustrant de ne pas pouvoir s'en dire plus: tinoftea@gmail.com