Nos quelques journées tête à tête dans la semaine, pour t'apprendre par coeur. D'abord c'est la danse de nos matins, au lit jusqu'à ce que Pépin se mette à chanter, ses jeux, son petit déjeuner. Moi mes tasses d'infusion, une, deux, trois... ça dépend des tétées et des mains plus ou moins libres. Du rooibos je suis passée au tilleul, et bien sûr les sacro-saintes tisanes d'allaitement. S'habiller, Pépin avec sa boîte à musique, Odilon très sérieux qui nous regarde, les pressions, les boutons, entrecoupés de baisers, jamais assez.
Plus tard, quand on revient d'avoir accompagné Pépin chez la nourrice, on a tous les deux les joues rouges de cette longue marche. C'est gai de laisser mon bébé dont l'arrivée est toujours fêtée par les copains (et la nounou!), mais mon coeur se pince quand même un peu parce que c'est si savoureux le temps avec lui... Maman-louve... Les joues rouges et les mains froides, il faut vite y glisser une tasse, à nouveau, vite s'installer sur le canapé et commencer les danses qui rythment nos journées à deux. Ses temps à regarder le monde, attentif au clicclic de mes aiguilles, pas trop longtemps encore, à peine 2 ou 3 rangs selon l'ouvrage. Après il râle et il faut se coller à nouveau, il tète alors véhémentement, les sourcils froncés, puis dort les lèvres serrées...Moi j'entends alors t'en va pas! Ce bébé aux longues siestes qui est devenu monsieur-imposable, les siestes ne sont plus longues que si elles se font lové dans nos bras. On se laisse faire, charmés par cette petite bouillotte.
Tout ce temps passé avec une unique main de libre, grande parenthèse dans la vie normale. Beaucoup de musique, une fois de la broderie -c'était plutôt efficace, à refaire-, non, non, pas de tricot, malgré plusieurs essais ça ne marche pas. Quelques films, des podcasts à la radio (oh les à voix nue avec Guy Béart!). Je compulse aussi les archives de découvertes bloguesques, et je redécouvre Pinterest. Les repas d'une main aussi, parfois une poignée de cacahuètes et un chocolat chaud, ou 2 crêpes au miel. Le soir à quatre c'est mieux heureusement, même si les dîners de chocolat chaud, on prend aussi parfois...

15 commentaires:

  1. Que ces photos sont tendres ! Je fonds !

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  2. Chez moi aussi, une toute petite fille fondante, souriante et adorable, et qui dans la journée ne dort quasiment pas dans son lit (écharpe ou bras). Je vais essayer d'adopter votre manière de prendre la chose avec détente et tendresse amusée parce que j'ai plutôt tendance à me sentir coincée et le soir venu, je suis un peu comme une cocotte minute sous pression au point d'oublier la merveille de ces instants collés...

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    1. Ah je ne suis pas un yogi non plus, heureusement qu'il y a une autre paire de bras à la maison pour les soirées, ou pour quand un bain ou quelque temps en cuisine pour le plaisir deviennent nécessaires! Mais ça passe si vite, avoir un "grand" à la maison nous le fait réaliser tous les jours!

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  3. Et je ne crois pas l'avoir déjà écrit mais je frétille de joie quand j'aperçois ici un nouveau billet à l'idée de savourer votre écriture si vivante et délicate...(pardon je ne parviens pas à signer) Irène

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  4. on te voit si posée, si apaisée dans ces photos, c'est doux et chaud au coeur :) merci pour ce billet !

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  5. Oh la jolie danse et la jolie maman (so chic en jupe, comment fais-tu ?)…
    Comme les autres lectrices, le plaisir de lire de vos nouvelles et de savoir que c'est toujours tout doux et tout chaud par ici...

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  6. Le tricot, ce n'est pas facile : ça mobilise le buste en entier et il faut disposer de ses deux mains. J'avais commencé l'été dernier et un peu lâché l'affaire faute de temps. Et cette jupe ! Tu es superbe !

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    1. Oh merci! surtout que ça n'est pas vraiment mon impression (d'être superbe), alors ça fait du bien de le lire, merci pour la thérapie express! Je me sens encore toute morcelée (et cernée) (et bien potelée!)

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  7. Ah Clémence, quelle merveille, j'ai cru que vous dansiez le tango avec Odilon! Vous le dites bien ce tango collé/serré, tellement tendre, si fugace, si doux et aussi parfois si heurté et presque agaçant... Mais je crois que vous avez d'emblée le bon ton, prendre de ces quelques mois le meilleur, tranquillement, en acceptant d'emblée les surprises qui sont souvent des contretemps, il faut bien le dire! Mais quelques mois (en plus encore quelques années...) plus tard, ils ne sont plus rien ces agacements, on ne garde que le meilleur, alors autant en profiter d'emblée et s'y lover avec délice! Tchin!

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    1. J'ai l'impression que vous le dites mieux que moi encore!

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  8. Quelles photos!!! Oh comme tu les regarderas avec tendresse plus tard;)

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  9. A vous lire,la nostalgie de ce temps de grâce me prend...encore et....encore.
    Michelle

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et parce que c'est parfois frustrant de ne pas pouvoir s'en dire plus: tinoftea@gmail.com