Il fallait sortir ce matin là, petite tache dans notre emploi du temps-liberté. 9h20 mamamamama en sautant dans son lit, hilare dès que j'ouvre un oeil et que je me recache sous la couette aussitôt. Je crache dans la soupe, je sais, mais les histoires d'après, côté travail, m'avaient gardé éveillée jusque trop tard pour que malgré cette heure plutôt tardive je sois apte à me mettre debout vaillamment.
Petit déjeuner à 4 mains dans la cuisine, Flanelle à nos pieds pour ramasser les miettes (ou les morceaux de pancakes qui lui sont carrément jetés!). Pépin lèche le sirop d'érable et louche sur mon miel, voire mon thé, il danse dès que la radio émet 10 secondes de musique, les cernes ne sont vraiment plus qu'une broutille. 

Le lendemain matin je voudrais que la nuit soit plus longue, à nouveau pfff, depuis l'aube j'écoute les bruits de la ville se réveillant, je m'inquiète de sentir ce hoquet si haut alors que le bébé s'était retourné après la séance d'acupuncture. Je suis fatiguée de tenter d'imaginer ce que je ressens là ou là, ou ce qu'est telle ou telle bosse. Il faut que je fasse confiance à ce bébé, c'est son travail de trouver le chemin vers la vie et nous. J'oublie de mettre le thé dans la théière, celui aux amandes que je garde pour les matins moins vaillants, et casse une jolie assiette Wedgewood en dressant la table du petit déjeuner. Plus tard le miel est trop liquide, et mon envie de cookies entravée par le fait que nous n'avons toujours pas de four, enfin si, mais il faut choisir entre le brancher et faire sauter les plombs... La matinée s'annonce pourtant joliment, la courge qu'il va falloir peler pour ce risotto avec une copine ce midi, le soleil sur le balcon, et de le savoir rentré à midi. 

Le déjeuner à 4 autour de la table, Pépin mange son risotto orange-joli avec les mains, et la collègue-amie décale juste ce qu'il faut ma façon d'appréhender la suite des évènements. A nouveau le hoquet du bébé dedans, là bien en bas comme il faut pour que je respire plus amplement, et me sente un peu bête de cette énergie inquiète gaspillée. Dans l'après-midi on passe prendre un thé chez la nounou, parce qu'elle est contente de lui faire un bisou et que ce lapin -encore!- est prêt pour fêter les 1 an de sa petite fille et copine de Pépin. Il me reste un chat à fini pour une petite fille au joli prénom et après je pourrai reprendre une activité tricotesque normale... Même si cette ménagerie est bien addictive! 

5 commentaires:

  1. Oh oui je me souviens, ces bosses qui bougent sous la peau et tenter d'imaginer ce qui est peut être un coude ou un genou... doux souvenirs :-)

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  2. Oh je suis contente que ton bébé se soit retourné ! Ici beaucoup d'activité tricotesque pour terminer ce que j'ai commencé pour le nouveau bébé. Belle journée !
    Isaline

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    1. Pfiou oui c'est la dernière ligne droite enlainée... Je dois absolument me mettre à sa couverture le pauvre petit!!

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  3. Oh mon troisième bébé ne s'est jamais retourné, haha, ben je n'ai même pas réussi à mal le prendre, je suis passée par la case césarienne...avec le sourire;)

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    1. Oui c'est sur que l'important c'est le bébé dans les bras à la fin... Ma sage-femme est partisane d'un accouchement par voie basse si le bébé est en siège, mais je trouvais que c'était plus difficile de s'y projeter et de le visualiser... Enfin on n'a pas fait l'écho de contrôle encore, la peau de l'ours n'est pas encore vendue!!

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et parce que c'est parfois frustrant de ne pas pouvoir s'en dire plus: tinoftea@gmail.com