39/52



Tout est jeu et c'est si gai. Que c'est stimulant d'observer l'avidité à comprendre, à toucher, à détourner d'un bébé. Sa volonté m'émeut souvent aux larmes. Je me rends compte comme devenir parent c'est une si longue partie de ballon, je te donne -un peu-, à toi, à moi, à toi... Avec un ballon de plus en plus gros, de plus en plus beau, travaillé, rebrodé. Je me rends compte comme le processus de la naissance, vécu main dans la main comme on a pu le faire avec Pépin, se distille dans notre vie dehors, comme la danse se fait tellement à deux. Il est déjà tellement lui, c'est la phrase bancale qui me vient à la bouche, il existe tant.

L'émotion d'imaginer la photo 41, 42, 43 (même s'il y aura eu de l'huile de ricin et de la tisane de framboisier d'ici là, c'est mon sacrum qui vous le dit!) c'est encore un mystère, leurs quatre mains peut-être entremêlées, Pépin se demandant peut-être un peu qui est cette crevette là. 

Et un troisième gilet pour bébé O. à venir. La photo serait mieux de jour, et porté surtout...! Le baby surprise jacket d'Elizabeth Zimmermann, construit comme un origami et rigolo comme tout à tricoter. Depuis un second est tombé de mes aiguilles, pour Pépin, il ne lui manque plus que les boutons... J'en ferai bien un à François aussi, mais il craint d'avoir l'air "d'un berger" (non mais ces idées!). 

Mini chafouinerie, vite chassée par une tasse de thé à la poire, le colis de micro-trésors n'a peut-être pas produit l'effet que j'escomptais, il a été -seulement- accueilli par un "bien reçu merci" et après j'étais un peu chiffonnée, et sur-chiffonnée de l'être. J'ai essayé de faire un salutaire pas de côté en me disant que ma partie du plaisir ça avait été d'y mettre les mains, et la dessinatrice étant une inconnue, c'était un pari que de viser juste... 

Longue promenade ensemble, avec des pauses sur quelques bancs parce que pfiou-crac-boum dans le bassin. A discuter de et si, et si, et si, pour décider que ce qui se passe en vrai est encore mieux que ce qu'on imaginerait pour rêver. Dans notre boulangerie préférée des éclairs noix de coco-citron vert, grignoté en commençant "Parler pour que les enfants écoutent, écouter pour que les enfants parlent". Après avoir fureté du côté de la communication non-violente, ces mots là résonnent justement, même si le style de ces bouquins me fait toujours un peu mal aux yeux. Et un peu le côté "je t'explique la vie", même si c'est peut-être bien des recettes que l'on cherche quand on va vers ces écrits, plutôt qu'un fil de réflexion à dérouler. Je me demande... 

Une nuit de contractions, plutôt fortes, que j'ai pris comme une belle occasion de m'entraîner à tisser la bulle qui me tiendra la main le jour J. Surprise de me rendre compte que ce qui me guidait pendant les contractions de l'accouchement de Pépin ne me parle plus et que ce sont d'autres images, une autre respiration et d'autres pensées qui me guident pendant ces vagues. Entre les séries je m'endors, certaines me réveillent, je regarde l'heure pour me rendre compte si c'est souvent ou pas, lui dit qu'on a encore un peu le temps s'il est d'accord... Je me dis aussi qu'aucun sac n'est prêt, et la couverture pas commencée... Puis les vagues s'apaisent, et je suis toute surprise de me réveiller en me demandant si ça a bien eu lieu, par un Pépin sautillant, gai à souhait de sa grasse matinée du week-end.




J'avais un article plein de contrariétés en tête, puis la vie est allée trop vite pour que l'ordinateur y ait sa place, et puis pfiou maintenant que la maison est calme et que même le chien ronfle je ne sais plus ce que je voulais écrire. Ce sera plus gai du coup, et c'est tant mieux. C'est la saison des colis aussi agréables à faire qu'à recevoir (je l'espère en tout cas!). Une ortho a eu la chouette idée de créer un swap entre collègues alors je me suis amusée à réunir des objets qui seraient les bienvenus après une journée de travail ou entre deux patients... Puis samedi ce sont les 90 ans de ma grand-mère en Ecosse, le meilleur fish & chips du pays est prévu, puis un thé dans un golf très chic (passer du coq à l'âne ne leur fait pas peur!), et j'espère que mon colis plein de treats à la française lui parviendra d'ici là... Et surtout que les pots de confiture de mirabelles arriveront intacts! L'an prochain je pourrai glisser une bouteille de vin de noix du jardin dans le colis... 

Tout à l'heure chez la marchande de pelotes, achetant de quoi tricoter la couverture du bébé (at last! Quelle honte!) je suis tombée sur celui qui nous fournit en fruits à l'Amap, en train d'acheter des dizaines de pelotes pour un projet à peu près aussi ambitieux qu'une tapisserie de Bayeux bis. Je me suis dit que ces mains avaient décidément moult talents, et d'autant plus quand il m'a montré le pull en jacquard qui n'attendait plus que quelques rangs pour être terminé... Ah bah toute façon avec les pulls du commerce on a froid, il faut ce qu'il faut dans notre campagne, tu verras! Il est maire d'un village à une vingtaine de kilomètres de celui dans lequel on s'installera, et y anime un club de tricot, les belles rencontres à venir! 

J'ai enfin terminé le gilet qui me manquait pour accueillir l'automne, après quelques péripéties concernant les manches, que j'ai vaillamment détricotées pour les refaire plus courtes (merci les bras de manchottes) et aux aiguilles circulaires. Un bonnet Pépinesque fut commencé pendant la pause origami de François avant la promenade du mercredi-jour des enfants et des instits, et demain la couverture... Que des mailles qui racontent des mots doux tout ça. A l'amap pas de potiron ce soir, un panier qui sent l'été un peu nostalgique, des tomates en forme de chapeau de sorcière et des aubergines toutes petites et brillantes comme des souliers vernis. J'ai raconté un rêve fou à notre agriculteur sous l'oeil horrifié de François, mais ça va pas de raconter ça à celui qui nous nourrit!, et les hormones exubérantes ont eu bon dos.

38/52




Dimanche chaud comme un drap qui sort du sèche-linge, un bébé qui se réveille à 10h du matin, et 2 personnes sur 3 encore en pyjama alors que j'écris ces lignes. Je ne dirai pas qui... ça n'était d'ailleurs pas si bête car ces mêmes 2 personnes ont de jolis traits de compote de prunes un peu partout, et le chien aussi. Mauvais endroit, mauvais moment! La petite liste des choses à faire a moins avancé que les heures de sommeil à rattraper grâce à 2 siestes dans la même journée... Je me réveille en les entendant rire aux éclats, très la vie est un rêve.



Il fallait sortir ce matin là, petite tache dans notre emploi du temps-liberté. 9h20 mamamamama en sautant dans son lit, hilare dès que j'ouvre un oeil et que je me recache sous la couette aussitôt. Je crache dans la soupe, je sais, mais les histoires d'après, côté travail, m'avaient gardé éveillée jusque trop tard pour que malgré cette heure plutôt tardive je sois apte à me mettre debout vaillamment.
Petit déjeuner à 4 mains dans la cuisine, Flanelle à nos pieds pour ramasser les miettes (ou les morceaux de pancakes qui lui sont carrément jetés!). Pépin lèche le sirop d'érable et louche sur mon miel, voire mon thé, il danse dès que la radio émet 10 secondes de musique, les cernes ne sont vraiment plus qu'une broutille. 

Le lendemain matin je voudrais que la nuit soit plus longue, à nouveau pfff, depuis l'aube j'écoute les bruits de la ville se réveillant, je m'inquiète de sentir ce hoquet si haut alors que le bébé s'était retourné après la séance d'acupuncture. Je suis fatiguée de tenter d'imaginer ce que je ressens là ou là, ou ce qu'est telle ou telle bosse. Il faut que je fasse confiance à ce bébé, c'est son travail de trouver le chemin vers la vie et nous. J'oublie de mettre le thé dans la théière, celui aux amandes que je garde pour les matins moins vaillants, et casse une jolie assiette Wedgewood en dressant la table du petit déjeuner. Plus tard le miel est trop liquide, et mon envie de cookies entravée par le fait que nous n'avons toujours pas de four, enfin si, mais il faut choisir entre le brancher et faire sauter les plombs... La matinée s'annonce pourtant joliment, la courge qu'il va falloir peler pour ce risotto avec une copine ce midi, le soleil sur le balcon, et de le savoir rentré à midi. 

Le déjeuner à 4 autour de la table, Pépin mange son risotto orange-joli avec les mains, et la collègue-amie décale juste ce qu'il faut ma façon d'appréhender la suite des évènements. A nouveau le hoquet du bébé dedans, là bien en bas comme il faut pour que je respire plus amplement, et me sente un peu bête de cette énergie inquiète gaspillée. Dans l'après-midi on passe prendre un thé chez la nounou, parce qu'elle est contente de lui faire un bisou et que ce lapin -encore!- est prêt pour fêter les 1 an de sa petite fille et copine de Pépin. Il me reste un chat à fini pour une petite fille au joli prénom et après je pourrai reprendre une activité tricotesque normale... Même si cette ménagerie est bien addictive! 

37/52


Je rentre dans l'appartement vide, et ça n'est pas arrivé depuis longtemps. J'ai déposé Pépin chez la nounou, pour ne pas la vexer (sic) on s'est entendu sur une journée chez elle par semaine, parce qu'il est heureux de la voir et les copains aussi. Moi je savoure chaque instant de ce congé maternité qui m'offre tout ce temps avec lui, ce bonus, qui me fait vivre ses presque premiers pas, nos ah bon ce sera pas une sieste? tous les deux dans le grand lit, ces matinées à préparer le bouillon pour nos noodles ou nos flancs de carottes-épinards. Une partie de la semaine François est là aussi, un peu plus que les jours où il part loin, fait ses près de 4h de transport aller-retour et vit sa journée de maître. Ce jour où je suis seule, en attendant le rendez-vous chez l'anesthésiste et la séance de préparation, je reprends ce bouquin de yoga qui m'a tant aidé, je relis les témoignages qui m'ont porté pendant ce jour et demi qu'il avait choisi pour passer d'un monde à l'autre. L'accouchement qu'on raconte comme une série de pauses, ces retrouvailles avec le bébé entre chaque contraction. Il a fallu un peu de temps pour que je me dise qu'avec le bébé ce sera notre premier accouchement à tous les deux, que j'imagine quelque chose d'inédit, de forcément inattendu, d'aussi beau même s'il n'y a rien de commun avec ces moments avec Pépin. Bon puis déjà, on a une baignoire maintenant, alors ce sera peut-être même encore plus savoureux (j'espère qu'au moment T François arrivera à m'en sortir pour faire la demi-heure de route qui nous sépare du lieu où l'on est censé accoucher!). 

Un dimanche soir à l'odeur de blanquette, où l'on savoure le grand rab de lecture au lit permis par le fait de se coucher si tôt. La journée sonna tout à fait comme un dimanche, une longue sieste pour Pépin et moi dans l'après-midi, après une promenade sous la pluie et un chocolat chaud/café en terrasse malgré tout, à regarder les chiens et la sortie de la messe en semant des miettes de pain. Tout décalé, c'est à 17h qu'il a mangé son premier vrai repas, on s'est dit que ça ferait une ligne de plus dans le cahier des parents indignes qu'on semble parfois remplir, surtout aux yeux des autres quand on le laisse jouer avec une fourchette ou transvaser les croquettes du chien dans la gamelle d'eau (très pénible à ramasser après, oui!). 

Puis c'est lundi, très très tôt même si par la fenêtre on peut communier avec quelques travailleurs déjà dans leurs voitures. Je n'imagine jamais qu'ils finissent peut-être leurs journées, lundi c'est forcément le commencement, la page blanche qui mérite une très belle encre. Il part pour attraper son train et au ralenti, exprès, je petit-déjeune. Le thé aux amandes, c'en sera la dernière théière, le beurre, le miel, comme tout le temps en ce moment. L'agenda ouvert je regarde et retiens les points qui parsèment la semaine. L'acupuncture, le rendez-vous à la banque, le vélo à aller chercher... et la liste off, les petits plaisirs à parsemer obligatoirement: ce tricot dont il faut raccourcir les manches, une nouvelle souris à envoyer, cette trifle à essayer, le 1er week-end à la maison à préparer, les graines à compiler pour nos semences d'automne. Si j'osais j'y rajouterai refricoter avec la machine à coudre, ce petit garçon n'a pas grand chose à se mettre et j'ai une caisse pleine de tissus... Il reste bien une ligne pour ça aussi. 

35 & 36/52



Deux Pépin pour le prix d'un! Ce petit garçon dont nous fêtons le dernier mois-anniveraire ce mois-ci... Grandes envies d'être debout, quitte à s'agripper au cou du chien pour ça, fan d'ail et d'aubergines, mais aussi de tout ce qui croutche-croutche en bouche, donc les chips oui aussi... Hum! 

Ramené de la plage ce wee enveloppe moutarde, sur lequel je me suis arrachée quelques poignées de cheveux... J'ai eu plaisir à l'enfiler à Pépin ce matin quand même, et je récidiverai certainement. Je suis toujours ébahie (n'ayons pas peur des mots) quand je vois comme le tricot m'a rendue persévérante et patiente, peut-être bien autant qu'un stage dans un monastère : ) 

Ce soir c'est thé aux amandes et gratin de pâte au beaufort, on parle de notre hâte à aller voir les arbres de notre campagne prendre leurs couleurs d'automne, ça y est l'odeur de la plage semble s'être mise dans la boîte aux souvenirs. 



Il a fallu si vite terminer ce petit chat que ça m'en a donné mal aux doigts. Je lui fais des griffes, non, t'en penses quoi? Surtout faire attention à ne pas le tacher avec les carrés de millionaire shortbread qui m'accompagnaient (chocolat/fugde/shortbread, trio gagnant!). J'avais terminé de touiller le fudge la veille à une heure un peu tardive, sur un pied -sciatique aidant!-, mais ça valait le coup de bleuir un peu les cernes. Et l'assiette amenée au voisin à la voiture dans laquelle je m'étais permis de rebondir nous a certainement évité un futur malus alors...! J'en ai préparé une boîte pleine pour pour aller rejoindre les amis qui nous retrouvaient à la maison... Un peu angoissée de le leur présenter, à leurs yeux experts, si connaissants moult fois plus en travaux que moi et ne la regardant peut-être pas avec les yeux de l'amour comme nous! Sac de Mary Poppins, bol pour le chien, le hibou, le biberon, les... Ah non mince plus une couche dans cette maison!, les devis, hop!

L'herbe avait reverdi, plein de noix étaient tombées au sol. La mousse sous l'arbre faisait un tapis qui crie au pique-nique, et je n'ai pas trouvé les limaces si dégoutantes. Ils étaient déjà là, un grand sourire sur les lèvres malgré leurs 600km dans les pattes, ouf le charme avait opéré! La maison s'était vidée et les pièces avaient un air de page blanche... Sur le capot de la voiture un plan fut dessiné, et sur le chemin du retour c'était très gai d'inventer les scènes qui pourraient s'y vivre. 

L'ordinateur fait un bruit qui ferait presque taper les voisins du dessus du pied pour nous demander de l'éteindre, la roue avant-gauche de la voiture en fait un d'un autre style mais qui a fait se boucher les oreilles à un cycliste sur le bord de la route. Bruits  non moins fameux, mes réveils en hurlant pour cause de crampe-sciatiquesques horribles en pleine nuit, qui ont fait croire à François que j'accouchais et m'ont donné envie de ne plus jamais m'endormir tant c'est peu agréable d'être réveillée par une douleur aussi piquante, joyeuses décharges dans le dos et la jambe... Bref celui qui a une poupée vaudou à notre effigie semble toujours s'amuser, et l'agenda se pare de rendez-vous qui sentent bien la rentrée. Il me faut cuisiner pour une visite amie, une soupe doudou est prévue, et la fin de la cueillette des mûres. Puis les week-ends au goût de thé et de tricot pendant qu'il travaille vont commencer, Pépin nous invitant dans ses jeux en se hissant sur nos genoux. Gai à souhait, poupée vaudou ou pas!





A la radio j'entends mon père était très grand, très fort. Lui est dans un train, parti pour découvrir sa classe, puisque ça y est il a eu le droit de savoir à qui il dirait bonjour à la rentrée. On vagabonde entre les pièces, tous les trois, un peu le salon pour tricoter et pousser le mobile qui fait glingling. Un peu la salle de bain quand il s'agit d'étendre la lessive, et l'odeur d'eau de javel qui se répand partout d'un coup, et la passion de Pépin pour le tapis de bain. Moi aussi j'ai encore dans les pieds le toucher des tapis de bain que j'ai foulés petite, duveteux ou poilus. Ce recueil de souvenirs qu'il construit tous les jours et qui m'émeut toujours autant. Dans la cuisine on fait des courgettes pour notre midi puis plus tard des crêpes pour le goûter. C'est l'heure pour lui d'explorer et de chambouler le lave-vaisselle, objet magique dirait-on, Pépin en fait une espèce d'orgue de barbarie et mille bruits en sortent. Je l'accompagne avec mon fouet, et oh oui bébé tu as bien raison, voilà un beau prétexte pour s'applaudir! Pour finir la journée c'est Agnès Varda qui nous tient compagnie, mon bébé cerné et moi. Cernée aussi, tiens, mauvaise nuit après mauvaise nuit, et tous les deux sans aucune envie de faire la sieste. Le chien est propre, la cuisine aussi, le message au sujet du four cassé envoyé, et l'amende des vacances payée. 

On traîne dans le bain, on fait un bout de vaisselle, mais non ce soir c'est à deux le coucher, ça ne devient plus très raisonnable d'attendre le retour de François-papa. Bien sûr qu'il te fera un baiser en rentrant, ira voir dans quelle adorable position tu es, guetter ton petit ronflement comme on ne se lasse pas de faire, soir après soir, nuit après nuit. Quand il rentre enfin quelques lumières sont déjà allumées. Des CE1! Et sur le balcon pendant sa cigarette il me raconte les petits et les grands, ce qui se dessine pour cette année. Les couleurs et la musique me semblent bien jolies, à chanter à tue-tête même.

Dernier coucou au bébé, c'est une amie qui m'accompagne, Pépin sur les genoux. Il est grand, lui aussi, à des lèvres qui racontent déjà  des bisous et des pieds de 7 cm! Mais d'où viennent donc ces gènes de géant qui semblent se promener en nous...? Ce que je prenais pour une ronde paire de fesses logée sous mes côtes est en fait une petite tête toute ronde, on va donc lui murmurer des mots doux pour lui donner envie de se tourner un peu plus dans le sens de la sortie... Mais tu as encore un peu de temps, l'impatience n'est pas encore de mise, couver c'est déjà t'aimer.