Dans la cuisine, autour du plan qu'il avait aisément griffonné on s'est regardé par en dessous pour se dire c'est bon, on le fait? Ou peut-être que j'avais décidé ça toute seule, je saurai plus tard sûrement. L'agent a glissé après qu'une revisite avait lieu jeudi, et là, en plus de l'émotion de s'être engagé pour une peut-être-autre-vie, notre souffle s'est fait encore un peu plus court. Ils vont sûrement demander à réfléchir un peu, mais je vous dis vite! Depuis ce téléphone que je cherche habituellement à oublier n'est jamais trop loin, et j'attends sagement. 

Dans la nuit après bien sûr le sommeil m'a vite quittée. Mon ventre est devenu tout dur et je me suis dit ah non pas déjà. Pas avant même d'avoir déménagé, ça m'a un peu inquiété. Ce costume d'inquiétude, il fera peut-être ses valises en juillet, mais avant ce sont beaucoup de marches sur lesquelles souffler, voire pester. Après la piscine lundi et ces couples tout chamallow, j'ai trouvé ma vie bien différente, bien calée sur une autre rive sur laquelle la roche est forcément un peu râpeuse. Il faudrait quelqu'un de très décidé pour m'installer sur un tout autre type de fauteuil, et très peu bizarrement ce ne sont pas ces gens là qui m'attirent pour l'instant. Pas si sans séquelles que je ne le voudrais.

Ce matin c'est encore une fois grise et fermée que je suis partie, il était peut-être bien en train d'essayer d'être gentil, et un jour je regretterai de n'avoir pas bien vu. A l'instant une séance atroce avec cet enfant avec qui ça ne passe pas, tu es un monstre, tu es "chaud matin" de toute façon! Mon empathie de soignante s'était fait la malle depuis bien longtemps, et je cherchais seulement une façon d'éviter qu'il retourne le bureau plus qu'il n'avait déjà commencé à faire et à écourter la séance le plus diplomatiquement possible. Je ne sais pas d'où vient cet effet que l'on se fait, mais c'est explosif. De ces gamins qui nous paraissent à la fois magiques et diaboliques parce qu'ils semblent avoir tout compris de nous en quelques instants. J'aimerais ces mots plus légers, moins agacés. Je crois que l'été n'amène pas que des bons souvenirs, et ça m'embête que les fleurs soient ainsi froissées. 

6 commentaires:

  1. C'est dur les fins d'année... Et la fatigue nous rend à cran. Plein de bonnes pensées pour toi, pour vous !

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  2. Et bien on croise les doigts alors ?

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  3. Je comprends la maison verte... Je pense fort à vous!

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  4. Oh la la, c'est si beau ces photos !
    Je croise les doigts très fort !!
    Des petites bises

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  5. Elle est pour vous cette maison, c'est sûr !!! Carole

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  6. j'ai souvent vécu ton expérience du dernier paragraphe; les enfants "difficiles" sont souvent les plus clairvoyants...ils mettent nos failles au jour...
    attention au ventre dur...repos repos.
    j'ai laissé passer notre rdv pour le bouquin de tricot, du coup c'est toujours possible que je passe ?
    à+

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et parce que c'est parfois frustrant de ne pas pouvoir s'en dire plus: tinoftea@gmail.com