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On dîne de cerises et j'avale plusieurs noyaux. Des histoires de jeunes pousses qui si elles poussaient tiendraient compagnie au bébé et seraient vite repiquées à la campagne. On y est allé, cet après-midi, avec l'amie venue prêter main forte pour ces jours de remplissage-vidage de coffres et autres escaliers à monter puis à descendre, encore, encore et encore un tout petit peu. La route sous le soleil, comme il se devait. Mais les gens sont bronzés ici! Le panneau à vendre était encore là, et on a poussé au bout du chemin, là où se feront les balades après l'école et les pique-nique, quand le jardin ne suffira pas. Là c'est la fenêtre de la cuisine, là le salon, mais pour l'instant c'est un atelier... Et c'est quoi cet arbre là? On est resté le temps que nos épaules rougissent, avoir un aperçu des bruits, des lumières de dimanche après-midi. 

Ce soir des draps propres mais un lit sans sommier, il ne passait pas dans les nouveaux communs. Je ne sais pas si ça va trop aider mon impression d'être une jeune fille de 80 ans. Mais Pépin collé à notre lit et mes caresses sur son crâne qui nous permettent de grasse matiner jusqu'à 9h. Un nid d'hirondelles est là au dessus du petit balcon, ça me donne envie d'un chat avec qui partager ce joli spectacle. 24h que nous sommes vraiment là et tout le monde a déjà pris un bain, chien y compris. 

Les nouveaux bruits ce sont donc les oiseaux, les dringdring des vélos le long du canal, derrière, les trains étouffés à travers les fenêtres. Il n'y a plus de parquet qui grince mais les griffes du chien font drôlement clic-clic sur ce nouveau sol. Dans la chambre qui n'y ressemble pas encore, le crissement des draps propres et un tout nouveau livre dans les mains. Il faudra que j'aille au bout cette fois, c'est une époque aux phrases et aux livres inachevés. Pépin se réveille et se rendort, peut être bien plusieurs fois. Le changement de toit et de la fièvre, pour la première fois. Un mois peut-être plus que les soirées se font dans un silence monacal, ses révisions et rattrapages, et ma liberté un peu esseulée. Plus tard à  5 heures du matin quand le réveil me fait fuir un méchant rêve j'entends le voisin tourner lui aussi en rond à pas feutrés. Je retrouve le chien en pleine bêtise, dormant sur la couverture de Pépin, et les hirondelles déjà bien occupées. Une théière de milky oolong et il faudra penser à être lundi. 

8 commentaires:

  1. Alors, bienvenue !!! Et pépin, il aime ? Carole

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    1. ça doit quand même le chambouler un peu, une conjonctivite lui est tombée dessus... : ((

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  2. mmm que ça a l'air bon ce nouvel air de campagne :)

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  3. Et Flanelle ? Hein Flanelle, il vit comment tous ces changements....

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  4. Et Flanelle ? Hein Flanelle, il vit comment tous ces changements....

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    1. Pas d'inquiétude Flanelle s'en sort très bien, ne m'envoie pas la spa!

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  5. J'aime tellement tes descriptions du quotidien... Je t'embrasse.

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et parce que c'est parfois frustrant de ne pas pouvoir s'en dire plus: tinoftea@gmail.com