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6 mois! Attraper, regarder, sourire -beaucoup-, chanter, taper, faire des bulles... Se faire aimer et rendre au centuple, plein d'empathie qu'il est pour nos pas hésitants de parents. 

Pleine de compassion pour mon bébé, quand il fut rétabli après deux jours de repas légers et de dodothérapie, ce fut mon tour d'être souffreteuse. La liste des menus à partager avec mon oncle et ma tante était poétique et tentante, mais un piranha semblait s'être installé dans mon estomac. Les penne à l'arrabiatta me passèrent donc sous le nez, bouillotte et tisane de gingembre me permirent de rester quelques minutes à table avec tout le monde avant de rejoindre le canapé-radeau. Dimanche commença mal, et ce furent trois personnes en pyjama que Belinda et Colin trouvèrent quand ils sont arrivés, vers 14h, pour déjeuner. Ma bouillotte toujours greffée et Pépin émergeant de sa première sieste, s'étant fait le cadeau de se laisser dormir jusque 10h ou presque pour fêter ses 6 mois de vie-jolie. La fin des pâtes, c'est comme ça que tu préfères les réchauffer toi?, une omelette aux tomates, pesto et pignons, une baguette et des fromages en veux tu en voilà. Je pris le risque de manger un pamplemousse, ce qui déplut fortement au piranha.

La charlotte aux fraises attendrait demain, comme tout ce qui demande plus de quelques minutes d'attention. Que faisaient ces briques dans mes jambes? Et ces termites dans mon dos? De l'air et du vert, j'étais plutôt d'accord avec la prescription de François. Non vraiment conduire à gauche, cette expérience ne vous tente pas? Il a fallu rameuter les quelques neurones qui n'étaient pas occuper à me tourmenter, suçoter quelques bonbons à la violette pour ne pas voir trop de mouches et en route! De vieilles pierres sur lesquelles François connait toujours une histoire, des chats à la pelle, et même des gentils. Comment dit on brebis en anglais déjà? C'était déjà l'heure du repas dans les vieilles maisons du village dans lequel on flânait lorsqu'on est reparti. Le soleil dans les yeux tout le chemin du retour, mais personne n'aurait oser pester. 

Lundi nuit/matin, 5h et quelques, Pépin a faim. J'essaie un peu, la respiration, la visualisation et autres techniques de sioux mais non je ne me rendormirai pas. J'éteins le réveil et me dis de toute façon il a l'air de faire presque jour dehors, c'est donc que ça n'est pas si grave. Je suis bien mieux qu'hier, ce sera donc un lundi au travail et en rentrant je serai en vacances. J'appréhende un peu les ateliers que j'ai proposé pour ce lundi où les enfants sont en vacances, et il faudrait vraiment que j'arrête de me torturer quand ce sera de toute façon gai. Cette après-midi en rentrant il faudra préparer pour le pique-nique de demain, la salade aux oranges sanguines, les sandwiches et un dessert transportable. Je penserai au pique-nique chic dans le Jura la dernière fois, plus on vit plus ça fait des chemins de dominos les souvenirs non? 

5 commentaires:

  1. mais qu'il est beau ce petit Pépin avec ses petites joues un peu rosées, on en croquerait de bon lundi matin :-)
    belle journée et bonnes vacances à venir...

    lolabelle

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  2. Il est tellement fin! Et ce regard, oulala.

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  3. Et dis moi, F.et Pépin ? Ça roule? Pas de jalousie ? F fait son boulot de body guard ? Futur martyr tu crois? Et Pépin , intéressé par cette drôle de chose sur 4 pattes? Raconte

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et parce que c'est parfois frustrant de ne pas pouvoir s'en dire plus: tinoftea@gmail.com