Dimanche à l'odeur de ragù, tu mettrais du laurier toi?, et une galette, encore. Moitié amandes, moitié noisettes, et un peu moins de rhum que la dernière fois. Il fait les traits sur la pâte et moi la pâte, c'est notre vision d'un partage équitable car le plaisir de réussir la pâte feuillettée c'est un cadeau déjà. On cause sieste un peu, à lui surtout, et on tâtonne... Le sein, les deux... Ah encore? Bon on va changer de couche, et puis de pyjama oui pendant qu'on y est... François le promène, puis on se dit qu'il serait bien sur moi dans l'écharpe-miracle qui aujourd'hui ne l'est pas. Je fais une fournée de yaourts, sur un lit de purée d'oranges. Tu sens? C'est joli, et il y a de grandes chances que ce soit plutôt bon. Pour la purée il suffit de faire bouillir les oranges pendant 2h, avec la peau (bio!) et de les mixer une fois refroidies. Oui oui, même la peau et les pépins. Là non plus, le sommeil n'arrive pas à se faire une place, c'est vrai que c'est tentant de rester tous les trois, maintenant qu'il y a des jours où l'on doit se séparer quelques heures... Tu crois que c'est les dents? Alors je m'agace un peu, parce qu'il n'a pas besoin de plus de raisons que d'atterrir ici, que d'avoir à s'acclimater encore, jour après jour, pour que faire la sieste ça n'aille pas de soi. C'est comme ça, et on doit gaiment faire avec. 
On cuisine, on cuisine, mais à 16h on n'a toujours pas mangé. Serait-il que je n'aie pas encore digéré qu'on veuille absolument que je pose mon bébé, qu'on dénigre "ma seconde nature" qui ne me semble pas si pointable du doigt que ça. La prochaine fois, peut-être, peut-être que je dirai, même si je suis rebutée à l'idée de me justifier de faire le plus tendrement, le plus humainement possible. La chose publique que l'on devient quand on est parent. Et enfant n'en parlons pas…
Des meubles se montent au mur, et même une paire de rideaux jaunes. On fait comme si on allait rester ici, et qui sait? On l'admire du bas de l'escalier. Il jure mais pas tant que ça. Le thé à la noix de coco après, et enfin un morceau de galette. Il faudra que j'en prenne un pour le pack-lunch de demain. Les habits sont prêts, des rayures pour moi, des pois pour lui, le chaton est endormi, la bouillotte me chauffe la place et je vais retrouver mes histoires d'indiens… Belle semaine!

8 commentaires:

  1. Je mettrais du laurier dans le ragù, mais tu fais comme tu veux! ;) Bons dodos à tous!

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  2. Les parents n'ont pas de conseils à recevoir. Vous connaissez votre petit mieux que quiconque. Qui oserait penser pouvoir mieux faire ?! Contre toi, posé dans son lit ou ailleurs peu importé tant que vous êtes bien et qu'il y a du thé !
    Et... Les oranges entières ?!

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    1. Oui oui oui, peau et pépins avec! et ça marche promis!

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  3. Laisses les dire... la meilleure réponse se sera P. qui leur donnera, quand ils verront qu'il est à l'aise, rassuré, et qu'il ira vers eux avec plaisir, sachant que tu es là s'il a besoin. On m'a dit : "On n'aurait jamais pu penser qu'A. serait aussi sociable vu que tu le gardais tout le temps contre toi", je me suis contentée d'hocher la tête.
    Je te conseille cette lecture : http://www.co-naitre.net/articles/pleurseveilIB.pdf

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    1. Merci pour le lien, je vais lire ça avec attention!

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  4. ah oui, un parent c'est un peu un porte-avions, l'enfant doit pouvoir venir s'y poser quand il en a besoin... et si petit... c'est souvent ! et c'est si bon !

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    1. Quelle chouette image, j'y ai souvent pensé depuis que tu me l'as écrit…

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et parce que c'est parfois frustrant de ne pas pouvoir s'en dire plus: tinoftea@gmail.com