2014. Là-bas puis ici. Deux puis trois. Je n'y ai pas lu assez de livre mais j'ai peut-être lu mon préféré jusqu'ici, le plus intense, le plus apte à celui que j'aimerais relire tous les ans dans une vie idéale, celle où l'on aurait chaque jour une heure en plus pour lire et une heure en plus pour tricoter. Cette année tout entière. Ma toute première orpheline pour de vrai. J'ai encore perdu des gens, des disparus, des qui quittent, parce qu'il doit quand même bien y avoir quelque chose de rédhibitoire là dessous en moi. On a dit oui à cet invité, ce correspondant de l'amour qui a eu envie de venir voir comment c'était la vie par chez nous. Cette année on a plus franchement simplifié notre vie aussi, même si ces mots sonnent comme un peu galvaudés. Enfin disons qu'on a bien vu que ce qu'on avait ça nous alourdissait plutôt qu'autre chose et qu'on n'avait surtout plus envie de charger le bateau. J'ai rencontré et accueilli avec force joie la force héritée de toutes les femmes avant et après moi qui mettront leur bébé au monde. C'était si beau, c'est une de mes pensées-doudou d'avant nuit, les rugissements et ses mains sur mon ventre qui appelaient notre enfant. Ça et la toute première fois où je l'ai touché, si chaud, venant de si loin, si doux et moelleux. Mes doc Martens on eu 10 ans. J'ai profité des tout derniers jours de l'année, in extremis, pour trouver la générosité sous un sabot quelque port d'être heureuse pour P. d'avoir des liens qui n'attendent que d'être développés avec tout son bout de famille qui m'est un peu étranger. Pour cette dernière nuit de rêves de l'année mon père gardait notre bébé et le trouvait follement chouette, quel beau cadeau!

2015. Jaune, blanc, gris et rose, pour moi qui voit les chiffres en couleur. Je me souhaite de belles rencontres, de la franchise par tonneaux. J'oserai me replonger, imprimer des mails pour en faire des livres, peut-être. Sinon ce sera pour après, mon bébé me donnera envie, il me fera aller fouiller. Je ne veux pas transmettre la peur du souvenir. Je vais continuer à marcher, beaucoup, on se va bien pour ça avec François. Ce sera nos trois ans, bébé-couple pas si bébé. Peut-être qu'on se dira oui, enfin c'est déjà murmuré de toute façon, écrit et dansé quelques fois. On vivra au rythme des acquisitions, des pas en avant et en arrière de notre bébé, et j'espère que nos yeux toujours seront bien ouverts. C'est l'année de l'inconnu, peut-être que j'y allaiterai 365 jours, ou pas. Peut-être qu'on y cododotera 365, ou pas. La vie-pochette-surprise. 

On fêtera le réveillon avec une tourte british végétarienne, du caviar d'aubergine plein d'ail et un dessert aux marrons et au chocolat. Je me demande si on fera flamber le christmas cake ramené du plus doux week-end de l'année à Paris. Ce soir ce sera à la maison et en famille, les mêmes qu'il y a deux ans, sans le plus caustique. Ah ça aurait été si bien, ça me brûle les yeux de nous imaginer. Je l'aurai enfin ma journée en cuisine à plusieurs mains, radio et ronflements de Flanelle en bande-son. Les derniers cadeaux à emballer, cette année tout le monde boira du bon café. Je griffonnerai peut-être quelques résolutions sur les forger-me-nots de l'agenda, pour en rire quand je les recroiserai. Les exercices de respiration, m'alléger, la soupe du dimanche soir? Mais surtout profiter, regarder, emmagasiner et remercier. 

Beau réveillon, et joli réveil en 2015!



Le 24 vers 16h30 ça commençait à sentir la grognerie un peu. Accablée que j'étais d'un coup de tristesse, d'un peu d'amertume que mes Noëls à moi aient ressemblé à ce qu'ils furent depuis quelques années, et que celui qui s'avançait à grands pas ne me réjouisse pas davantage. Je crois que je m'agaçais un peu de si bien me laisser aller à une espèce de bouderie adolescente. Je pris le bébé sous le bras, qui se trouvait lui aussi auréolé de crachin, et m'en allait nous coucher en me retenant de l'agresser lui, le grand. Je voulais lui dire comme d'un coup je jalousais ce que je prenais pour de la légèreté, les nuits sans réveils parce que lui n'entend pas, le fumoir qui l'isole plusieurs fois par jour… J'ai préféré marmonner un je-suis-fatiguée, et après tout c'était encore ça qui était le plus vrai. Puis cette copine, avec qui j'aurais du passer une heure au téléphone, qui ne pouvait plus parce qu'elle avait trop de choses à faire en cuisine, elle aussi je la jalousais. Pas d'effervescence cette année, et non je n'avais pas envie d'habiller le bébé spécialement, et j'espérais bien qu'on n'allait pas lui réclamer de sourire. J'avais envie de faire ce qu'on aurait bien envie de faire et pas plus. Ça me faisait comme mal à la peau d'être si loin de l'infime parcelle de famille qu'il me restait, et peut-être encore plus le fait qu'ils n'aient pas tant réclamé à ce qu'on soit près d'eux. Et mes cernes, et mes cheveux, et en y regardant de plus près ce trop-plein de moelleux aussi. Non vraiment, rien n'avait encore vraiment commencé et c'était déjà trop. 

Puis ce fut derrière nous, ce qu'on pourrait lui raconter de son premier Noël. Le chapon couillu (à savoir un énorme poulet) que je mangeais froid parce que s'endormir ce soir là c'était vraiment compliqué. La bouillotte que m'offrait ton père, la même que celle de ma mère et la si précieuse quand tu étais en train d'arriver. La nuit, ou le début plutôt, que tu passais sur l'édredon de mariage de tes arrière grands-parents. C'est plutôt avec le sourire que nous rentrions le 25 au soir, et là, Noël qui n'en finissait pas, ton premier coucher tout simple, tout facile, qui dit je suis fatigué donc je dors. OH! J'en suis restée les bras un peu ballants, c'est comment les soirées déjà? Ah oui si on veut faire simple on mange, on tricote, et on regarde d'un oeil la télé en se disant que c'est nul et est-ce qu'on n'a pas un film à regarder de toute façon? Il nous faudra encore un peu de pratique pour profiter des tête à tête, mais s'ils viennent comme des cadeaux surprise ces moments là c'est encore mieux. 

Pour la suite on entendra sûrement le cliquetis des boules en bois et le grelot du mobile le matin, de plus en plus fort et de mieux en mieux accompagné d'exclamations joyeuses. Les thés des divers calendriers seront bientôt tous écoulés, et je regretterai sûrement un moment celui à la fraise et au champagne de Po Rouge. A nouveau j'espère pouvoir savourer le spectacle de la neige la nuit, presque le matin, quand on est peut-être des dizaines dans la ville derrière nos fenêtres mais qu'il me semble alors être la seule à pouvoir savourer de compter les flocons s'il me plaît. Encore une semaine, une vraie semaine dans notre cocon-igloo, avant d'avoir à réapparaître dans le monde. J'ai la tête qui tourne en pensant qu'on a vécu la plus longue période de nos vies tout-collés, que maintenant notre danse sera de nous séparer et de nous retrouver, toujours. La tête qui tourne et le ventre qui serre, mais une telle hâte de la suite à ses côtés. Être plus entière et toujours coupée en mille, c'est une des définition d'être maman qui semble m'écrire. 




Un instantané de soirée ce serait nous deux dans la cuisine, encore chaussée, lui dans l'écharpe. J'ai la grosse veste grise en laine bouillie à carreaux achetée il y a si longtemps que ça me semble être quelqu'un d'autre cette fille faisant la queue au Zara des champs élysée. Je fais semblant de ne pas voir que les coudes sont élimés, bientôt transparents et les bouloches peut-être un peu trop nombreuses alors ça n'est pas encore devenu un vêtement d'intérieur. Lui est dans l'écharpe, celle à fleurs qui nous fait répondre à elle a quel âge? quand on sort. On étire la deuxième sieste de l'après-midi par tous les moyens, et régulièrement je sens et j'entends ses petits soupirs contre mon torse. Il dort alors que je coupe quatre pommes puis deux poires, que je mélange le beurre mou à la farine d'epeautre, aux graines de lin et de tournesol. Un peu de sucre aussi, j'ai failli oublier. Le crumble est enfourné sans qu'il ait bougé d'un iota. J'oublie de me faire quelque chose à boire, une soupe ça te va pour ce soir? Et alors ce sont aux pommes de terre d'être épluchées. Je sens des pieds pousser contre mon ventre, de façon saccadée, je crois que ça n'est pas un vrai réveil alors je me mets à chanter, c'est this is xmas de John Lennon, je suis si banalement de saison. Ça dure le temps de cinq poireaux puis il a vraiment fini de dormir, petits couinements qui disent qu'il est temps de revenir au monde. 

La pluie on s'en fiche, le bruit des voitures alors qu'on est encore au lit n'en est presque que plus distrayant. C'est une journée sans trop de contrainte, sur l'agenda est inscrit une auto-prescription, profiter. Quand même, il faudra aller poster ce pain d'épices pour ma grand-mère, celle qui vit en Bretagne, et aller chercher un poulet chez le boucher. Vous pouvez m'en faire 12 morceaux? C'est pour le butter chicken de samedi soir, que le périple de début de week-end nous demande d'anticiper un peu. Profiter, mais en faisant une dernière fournée de gâteaux de Noël et en buvant ce thé à la frangipane, une autre saine prescription. Je lui raconte cette nouvelle interlocutrice, son cabinet dans son jardin, comme j'en rêverai si je me réinstallai un jour en libéral. Et vous voulez combien d'enfants? et ma réponse qui est encore un peu celle d'une petite fille qui dit que quand elle sera grande elle se mariera et ne portera plus que des robes à fleurs. Mais c'est avec un bébé dans les bras que je réponds, on n'est plus tout à fait dans l'imaginaire… 

Et puis le retour de Strasbourg sous la pluie, le vent, moi qui ne sait plus conduire. D'un coup, les phares dans les yeux, avoir à regarder de tous les côtés en même temps, la fatigue des petits morceaux de nuit mis bouts à bouts me tombe sur le coin du nez et ça devient très difficile. Il y a deux semaines tout serrés devant nous, et sûrement beaucoup de cadeaux en forme de sourires, de bains-plaisir et de câlins à ouvrir plusieurs fois par jour. Hier soir mes mains sentaient le potimarron, et un gilet bicolore a bien avancé. Il fait encore nuit et ils se sont rendormis, c'est un de ces goûteux moments de maison pour moi toute seule. Et si on lui prenait, pour Noël? Je ne pensais pas faire un cadeau à P, mais c'est vrai que cet éléphant ferait un beau souvenir et un bon copain. Puis les éléphants, de mon côté, c'est un peu un fil rouge quand on a envie de faire plaisir. 


Dans ce recueil des choses délicieuses à vivre qui ne semble plus jamais vouloir s'arrêter de s'écrire au jour le jour, j'ajouterai volontiers ses sourires un peu endormis, quand une tétée touche à sa fin. C'est si agréable de rendre quelqu'un heureux, ça nous semble être une de nos premières missions face à ce petit garçon. Et ma foi si vous l'entendiez roucouler je crois que peut être vous nous valideriez au moins le niveau un. Les minutes qu'on ne compte plus au téléphone aussi, aller les heures même. On me raconte, on me demande, je me sens toute bien balisée un peu, comme quand je cale la couette dans le dos du bébé pour que ce soit moelleux et rassurant pour lui. Bon il y a bien cette grand-mère qui si je tombe sur un jour de mauvaise lune me fera la morale et me racontera que les bébés ça doit pleurer pour se ventiler, et des méchancetés sur sa voisine qui la font un peu sonner comme une trottinette rouillée, mais j'arrive toujours à chiper quelques anecdotes touchantes au passage.

J'aimerais bien avoir à décider où passer les fêtes, devoir répartir les jours entre les gens en tâchant de ne heurter personne. Je n'aimerais pas devenir un de ces grincheux qui disent ne pas aimer les fêtes, mais c'est tout de même une période où l'absence clignote. Cette année, je vais peut-être regretter l'intimité de l'an dernier, à deux-presque-trois à Bruxelles, coincés que nous étions à cause d'une panne de voiture. Quel merveilleux prétexte pour un noël aux chandelles. Je mangeais mon foie gras végétal pas terrible et on buvait du champagne. Cette année, si jamais le gris m'entoure un peu, j'aurai les Noëls à venir sous le coude pour rester gaie, et la plus chic des tisanes pour snober dignement les bulles. 

Dimanche soir, du brouillard. On est rentré dans un wagon qui donnait un peu l'impression d'être puni, tout serrés que nous étions les uns avec les autres. Encore des roucoulades, ce bébé s'en sortait merveilleusement malgré sa mere qui jouait les Cassandre en ayant peur qu'il se fâche un peu d'être dans un train bringuebalant à l'heure où l'on est d'habitude plutôt en train d'essayer d'apprivoiser Morphée. Enfin il était comme nous, tout repu de bonheur. Deux jours à Paris, à embrasser les amies et à se laisser impressionner par les sapins derrière les fenêtres. Du thé tout le temps, les plus doux œufs brouillés de l'année. Si facilement trois, quatre ou cinq qu'en y pensant plus posément ça m'aurait surement mis les larmes aux yeux. C'est si agréable de voir son bébé partager notre plaisir à être ensemble, le voir fondre dans les bras de sa marraine-la-fée. Le puzzle aux mille pièces qu'est parti pour être notre vie continue de se construire bien joliment, et l'on s'accommode des petits cailloux que sont les frissons ou les siestes hoquetantes à coup de souvenirs comme ceux-ci.  



J'entends à la radio, au vol, on n'est pas des robots quand même. "Quand même", il faut le préciser. Non, non, c'est vrai, on a des coeurs et même qu'ils battent. Le mien m'envoyait des messages en morse depuis quelques nuits. Je n'étais pas sûre de bien entendre puis au prix de cernes un peu plus marqués ça a fait sens. Pour être sûre que ça pouvait être vrai je lui ai peint le tableau, quelques secondes après que son réveil a sonné, c'était un peu abrupt mais j'étais pressée qu'il se réjouisse avec moi. Oh tu imagines, ça voudrait dire qu'on aurait le temps de faire ça, et ça et ça, et on irait te chercher, et on cuisinerait, et on irait à la piscine... Evidemment il s'est enthousiasmé, même avec la voix embrumée. Tous les feux sont au vert, qu'il a dit. 

Alors après une petite sieste pour rattraper les mots croisés-emberlificotés de la nuit, et au réveil j'ai appelé ma chef. Je n'avais même pas peur, le téléphone dans la main, et j'ai béni cette peau qui m'est tombée dessus lorsque ce bébé m'a regardée pour la première fois, celle qui donne si confiance en la vie. En tant que maman et amie je comprends et je te soutiens, en tant que supérieure c'est vrai que ça m'embête pas mal… mais c'est ton droit! Je lui propose un modus vivendi, elle y réfléchira, en parlera à mes directeurs… Mais quand je raccroche l'horizon s'est tellement éclairci! Alors ça y est c'est dit, je l'ai fait ce choix de la vie, on sera ensemble, beaucoup, et pour longtemps. 

Un peu après il dort dans l'écharpe, sos à mort, tu m'as conquis j't'adore dans les oreilles pour moi. Je commence mon cahier des dépenses-pas-faites. J'hésite encore, sur le fait que ce soit complètement idiot ou que ça ait un peu de sens. Parce qu'on fera plus avec moins, donc. Moitié moins d'argent, moitié plus de temps. C'est un calcul qui sonne comme un contrat avec la joie. Les matins avec les enfants à qui je suis -un peu- utile, que ce soit pour manger, pour dire, pour écrire ou seulement même pour regarder, et les après-midi main dans la main avec mon petit. Rester pas très loin, son témoin, son marche-pied. C'est un beau cadeau qu'on se fait, s'autoriser une vie plus douce. A côté de ça, une hotte moins remplie, ça n'est pas grand chose! 

ps! Un peu de tri par ici



Durant la dernière nuit de novembre j'ai eu envie d'orangettes. Même des pas-maison ça m'aurait été. A ajouter sur la liste qui s'écrirait le lendemain matin, entre papier cadeau et cd chants de Noël. La nuit n'avait pas été si mauvaise, chargés de toutes ces émotions du week-end que nous étions, tous les trois. Que c'est gai d'être lancé sur un grand chemin de premières fois! Le train, Reims, ces nouveaux bras et ces nouvelles voix émues et chantantes. Le premier feu aussi, qui lui a énormément plu, les yeux si grands et les joues rosies, si éhonté ment mignon! Et des siestes sur les parents de mes amies d'enfance, tellement touchantes. Vite, écrire tout ça dans son cahier avant que la liste ne soit trop longue pour que je me souvienne de tout. En rentrant, je remercie avec des trémolos dans les doigts de nous avoir si bien chouchouté, ces quelques moments de légèreté sont si précieux quand on est seul capitaine à bord depuis un peu trop longtemps.  

Et alors ce fut décembre. Le premier thé de cette route jusqu'au 24. On a même mangé en buvant du thé de Noël et ce soir on mettra le cd-kitschouille qui combine Downton Abbey ET des chants de Noël (si c'est pas une sympathique réunion!). Même si cette année les festivités font un peu moins battre le coeur. C'est vrai quoi, il y a moins de place pour les paillettes quand on a un petit cou moelleux dans lequel plonger le nez. On a déclaré ouverte la nouvelle ère des cadeaux à vivre et à date libre. Ça n'enlève rien au plaisir des mailles qui s'enchaînent, du vert mousse et du gris souris à mettre dans pas si longtemps, tricoté en mille fois mais fini en pas si longtemps finalement (vive le gratifiant 3 mois!). Le temps d'un change, d'une sieste, que ce soit sur sa peau de mouton ou dans l'écharpe, les jours où c'est moins facile de se laisser aller au sommeil. Le pull châtaigne du papa nécessitera peut-être un peu plus de patience… J'ai enfin "cédé" aux aiguilles circulaires, bien plus faciles à manier avec un bébé-koala. Une couverture-bis est à venir, pour chez la nounou, du rose parce qu'on n'est pas comme ça, et du point de semis à nouveau, pour ne pas trop piquer du nez. 

Un lundi qui fait durer un peu le week-end aux airs de vacances. Quand il est rentré de cours ça sentait bon le fenouil et l'anis. En épluchant les oignons me vient une envie de Canada, c'est peut-être que c'est trop petit ici, que le bois est trop rare, ou les gens moins enveloppants. On s'est dit que maintenant les voyages se feraient en bateau, alors il faudra attendre encore un peu. Un livre joli qui s'y passerait peut-être? Puis le bain, l'odeur de fleur d'oranger, les tâtonnements dans les rituels du soir qui laisserait la grognonnerie à la porte… Vite, un livre, la peau de mouton et le bébé sous le bras, on te chauffe le lit