Pas assez de balades en forêts, de feuilles qui craquent sous les bottes, de photos de champignons qu'on n'oserait ramasser, parce qu'on est un peu néophytes et surtout peureux… Dans notre sac en tissus en revanche on mettrait des glands et des marrons, les plus belles feuilles croisées et quelques branches, après tout il faut commencer à donner un air de fête à l'appartement. Tout ça c'est plus dur sans véhicule, on est heureux d'être un peu plus légers sans et de marcher-véloter-covoiturer-tranifier à droite à gauche mais ça a ses contreparties… Espérons que le dieu de l'empreinte écologique nous remerciera en temps voulu. 

Malgré ce petit manque le week-end fut un bel édredon. Cinq semaines de bébé joli et de francs sourires à présent. On se délecte de voir sa surprise devant notre émerveillement à chaque rigolade-vocalise qu'il nous offre, ah c'est si chouette que ça quand je fais comme ça? semble-t'il se dire. Cinq semaines et depuis quelques jours qui comptent pour mille un allaitement simple, enfin, sans expédient, qui n'a plus besoin d'aucun coup de pouce. Notre volonté à tout les deux de vivre cette histoire là malgré tout me rend très heureuse, et quand au milieu d'une tétée il fait une petite pause pour me regarder en souriant je me dis que les nombreuses larmes versées en offrande au culte de l'allaitement serein n'auront pas été vaines. Sa main qui m'agrippe, ses joues qui rosissent tant on se tient chaud, ses petits plis en plus tous les jours, ça a le goût du plus parfait des cadeaux.

Après la sieste ou quelques mailles on a feuilleté nos livres de cuisine. Alors qu'il commençait à faire nuit s'est engagé une expédition pour aller chercher de quoi faire ce butter chicken accompagné de son riz au potiron et au fenouil. Un nouveau pot en verre sur lequel on a inscrit garam masala, et une odeur à se damner dans toute la maison. Le boucher ne rigolait pas quand il a demandé je vous le coupe en douze? à propos du poulet, j'ai eu l'air un peu bête. On a écrasé l'ail avec le gingembre, et mangé quelques cochonneries pendant que ça marinait. Au four il y avait encore ce gâteau au chocolat blanc, mais avec de la farine de riz complet cette fois, pour faire comme si on changeait un peu, mais tout en se dorlotant de la même façon avec ce qui tient si bien compagnie au thé. 

5 commentaires:

  1. Oh oui se dorloter avec un bébé dans cet automne naissant, il n'y a rien de meilleur;)

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  2. tes mots me donnent l'impression de te suivre dans le salon et la cuisine, de déjà connaître ce petit bout... j'ai hâte de pouvoir matérialiser tous ces notes en sensations tangibles!

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  3. À quand un livre de cuisine ? ça donne vraiment envie tous ces goûts.

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  4. oh !!!! qu'il est mignon !!!

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  5. oh si l'allaitement va, tout va :) quelle bonne idée alors d'avoir persévéré malgré les obstacles !

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et parce que c'est parfois frustrant de ne pas pouvoir s'en dire plus: tinoftea@gmail.com