Il fait encore jour, les gens ne sont pas encore tous calfeutrés chez eux quand je suis avec l'avant-dernière du vendredi soir. J'essaie fort de ne pas trop regarder l'heure sur mon téléphone.  Les gens promèneront leur chien plus tard ce soir, et nous aussi sûrement. Il me faut une montre, vraiment. J'en ai vu une bleu marine à paillettes, ça pourrait être mon cadeau de retour en France.

J'ai une espèce de sentiment de solitude, dans ce vendredi soir où j'ai l'impression d'être la seule personne de la rue à travailler. Ça a à peu près la même saveur que celui que j'ai pu côtoyer quand les étés sont un peu longs, que ça devient pas drôle du tout d'être fille unique ni que sa mère parte en vacances avec son nouvel ami. Elle m'avait laissé sa carte bleue cet été là, j'en connais encore la suite de chiffres en relief. Je n'aime pas ces détails cyniques dont je pourrais faire un recueil, si j'étais encore une ado qui avait envie de déchiqueter ses croûtes à l'infini.  

On a eu une journée à l'odeur d'école buissonnière entre les mains, et on a décidé d'y marcher jusqu'aux endroits qui nous manqueront, de petits pèlerinages qui nous ont donné mal aux pieds et le visage rougeaud. Sa main dans les rues qui descendent, son bras pour celles qui montent. On aurait pu s'épuiser pour le seul bonheur de la soirée canapé qui en a suivi, à crocheter de conserve, chacun nos rayures. Et tu crois que je fais une bordure

6 commentaires:

  1. Mais c'est un cake au brocolis?!.....?

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Oui, brocoli et curcuma, c'est bon!!

      Supprimer
    2. yumi! je veux la recette!!!!

      Supprimer
  2. Oui, se laisser border, juste en bordure. Et puis l'enjamber.

    RépondreSupprimer
  3. Mais il s'est mis au crochet???
    Bonnes promenades à vous tous! :)

    RépondreSupprimer
  4. Curieuse la première photo... de quoi s'agit-il?

    RépondreSupprimer

et parce que c'est parfois frustrant de ne pas pouvoir s'en dire plus: tinoftea@gmail.com