Je vide des pots, des tubes, des flacons. 
Je porte et reporte, j'use jusqu'à la corde, ou j'en aurais envie en tout cas. 
C'est comme si je préparais un grand voyage et qu'il fallait que j'y parte légère. 

J'ai écrit des cartes de vœux, jusque tard dans la nuit, il faut quand même des preuves que c'est Noël. 

J'ai une liste de choses auxquelles ne pas penser, du thé "l'attrape coeur" parce que je suis vernie par certains aspects. 

Et le 23 au soir j'aurai à nouveau l'occasion de refaire surface, si l'envie m'en prend, le réveil ne sonnera plus pendant quelques jours, et la lancinante peur de mal faire mon boulot pourra faire un pas en arrière. 

J'y suis presque. 

2 commentaires:

  1. J'ai commencé à tout lire cette nuit, au gré d'une insomnie, une de plus, tout lire depuis le début. D'abord je n'ai pas compris. Et puis soudain. Vingt-six jours.
    Tes mots me font du bien, même si les chemins les embûches les horizons au loin sont si différents.

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  2. "il faut quand même des preuves que c'est Noël".. Oui c'est bizarre comme pour certains Noël n'a plus de sens, plus d'intérêt quand d'autres s'agitent, préparent, s'émerveillent... Cette vie en décalage. Pas forcément triste pour autant. Je ne suis même pas envieuse, cette année. Je pense que je ne crois plus en la magie de Noël mais aux cartes de voeux, si! Je t'embrasse bien fort.

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et parce que c'est parfois frustrant de ne pas pouvoir s'en dire plus: tinoftea@gmail.com