Les joues rouges en finissant de rédiger un compte-rendu, me trompant autant de fois que j'ai du écrire le prénom de ce petit garçon polonais. Ça m'a rappelé les cours de philo quand jusqu'à la veille du bac j'étais infichue d'écrire Nietzsche correctement. Je n'ai plus su créer un raccourci pour que le nom s'écrive tout seul dans word, et je me suis dit que le temps des cours et du mémoire étaient devenus un peu loin maintenant… Pendant que je disséquais les sur et sous généralisations de ce petit monsieur et que j'essayais de dire avec les bons mots sa gène à dire comme il faut, comme il m'avait dit, un grand monsieur poussait des cris à propos d'un match regardé sur la télé française via internet. Pendant les pubs, alors qu'il allait couper le son, je lui ai dit non laisse! Et je me suis dit que la petite nostalgie d'étrangère pouvait se nicher dans de bien drôles recoins… 

Les joues rouges en rentrant dans le froid, un soir de semaine quelle folie, d'un thé-tisane-bière en douce compagnie. Il y avait les aiguilles à tricoter qui s'entrechoquaient dans mon sac, et un froid moelleux-piquant -selon les points de vue- qui me faisait penser qu'un jour ici il neigerait. J'ai pensé à mon amie des montagnes, et aux photos que je lui enverrai de notre jardinet-courette blanchi qui la feraient peut-être rire face à mon enthousiasme de petite joueuse. En rentrant je lui parlais de ce sentiment d'être un peu floue, un peu moins que les autres. Peut-être qu'un jour je saurai d'où il vient. J'ai quelques pièces du puzzle, mais les assembler correctement me semble être un travail de titan, et la force me manque un peu pour que je m'y attelle pour l'instant. 

Les joues rouges, encore, après les siestes grappillées au gré des premiers absents de l'hiver. Ces petits trous dans la semaine qui me permettent de le rejoindre dans la journée. Pour une heure ou moins, mais c'est pas grave c'est toujours ça de pris à la vie qui laisse un peu vidée et pantelante. Ces pauses impromptues c'est un avant goût des dimanches, ceux qui ne sont tracassés que par le choix du prochain thé et du film à regarder au lit, quand il fait assez nuit pour avoir le droit de se mettre en pyjama. 

Demain, la moitié de la semaine. Ouf! 

6 commentaires:

  1. Oh que c'est chouette de pouvoir le rejoindre pour quelques minutes/heures dans la journée ! Des bises fortes Clémences, sur tes joues pas floues du tout

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  2. Non, non, non je ne rirais point, ou seulement avec le sourire bienveillant qui raconte le sentiment de douceur face à ces petits riens qui font la vie, la vraie.
    Je t'embrasse*

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  3. j'ai découvert ton blog il y a peu de temps, c'est vraiment un plaisir de lire tes jolis récits et de regarder tes belles photos....

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  4. olala je viens au moins deux fois par jour pour guetter un nouveau billet, et à chaque fois que je tombe sur la photo de ce petit déjeuner, ça me fait saliver !

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  5. Je reconnais les brioches au choc' de notre boulangerie préférée !

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et parce que c'est parfois frustrant de ne pas pouvoir s'en dire plus: tinoftea@gmail.com