Encore un peu de vues des vacances, parce que toute façon ça n'est pas encore la rentrée pour moi. 

J'ai continué à explorer la ville à pieds avec divers objectifs. Parfois c'est la fameuse boîte aux lettres, oui je l'ai trouvée (merci Cécile!), un lieu de rendez-vous pour un thé ou une causerie (cette ville est décidément très amicale et je m'en réjouis!) le marché (encore oui, mes gènes de chat routinier), ou encore le panier de l'amap qui nous a permis de découvrir une arrière court jolie dans une rue moins joli. Mes pieds ont failli me véhiculer jusqu'à la piscine, et puis non. Les histoires de bonnet de bain, tout ca. Mais ça va arriver, si si. 

Sur mon agenda les listes s'enchaînent, des tirets pour le plaisir, d'autres plus rébarbatifs, quand certains ne sont pas carrément redoutés. On peut y lire "mail proprio/ appeler mami/ miroirs (sous-entendu les nettoyer)/ # Inami/ suite cartes/ jardin (sous-entendu balayer les feuilles mortes)." En ce moment j'ai tout ce temps, élastique à souhait, et d'ici quelques semaines je n'en aurai plus du tout. Je trouve que parfois les vases communicants et autres balances de la vie ne sont pas très équilibrés.  

Je voulais me rattraper de ma première séance de ciné ici totalement ratée (une espèce de téléfilm propagande  pour la déprime esthétique, les cabans st James et les malboro, tourné avec instagram. Le premier qui devine ce que c'était gagne un michoko) alors j'avais noté que Hunger passait mercredi. Et puis il a plu. Et il a fait nuit. Et je l'ai trouvé sur internet, ce qui voulait dire qu'on pouvait le regarder au lit après une soupette, le fantasme d'anticipation de la retraite absolu. Mais d'une c'est mal, et j'ai eu un peu honte. Et de deux je crois qu'ici il ne faut pas qu'on s'habitue à décaler ce qu'on a prévu de faire à cause de la pluie/de la nuit qui est tombée trop vite/du vent, parce que sinon nous allons vite devenir un duo d'ermites. Sinon le film était chouette (sur l'histoire de Bobby Sands, pour une fille d'écossais je me suis trouvée plutôt fair play de regarder un film tout plein d'irlandais), le lit douillet, avait même gardé nos chaussettes, über moelleusité, mais après j'ai été super triste. Je ne sais pas si ça avait un rapport, mais il a quand même jugé bon de prévoir que la prochaine fois nous regarderons la soupe au chou. (J'ai peur qu'il change d'avis sur moi si je lui avoue que je ne l'ai jamais vu). 

La liste des bons points belges/bruxellois s'agrandit: on trouve qu'à chaque fois qu'on appelle quelque part pour un renseignement ou autre, les gens sont follement gentils et serviables. Et on attend jamais trois heures et on tombe toujours sur de vrais belges. C'est la française traumatisée des appels à Free/gdf/tout autre service client où tu appelles en fait à l'autre bout du monde avec des gens qui sont obligés de faire semblant de s'appeler Thomas et Julie qui parle. 
On commence à comprendre l'usage de ce "ça va?" qui ponctue souvent le discours des gens ici, et qui définitivement n'attend pas "oui très bien et vous?" comme réponse. Plutôt une espèce acquiescement/accord/consentement. 
On se rend compte aussi qu'on a toujours parlé comme de bons provinciaux en sabots des parisiens pressés qui font la gueule, mais qu'en fait nous aussi on est dressé à faire vite et à avoir l'habitude de se faire râler dessus voire de râler (mais rarement, parce qu'on est des gentils ou presque). Ici on est coooool, on a le droit de discuter avec le vendeur même s'il y a la file jusque dehors, on peut s'y reprendre à dix fois pour faire son créneau (même si on a un mode city dans sa voiture, mais ça ils ne sont pas censés savoir) sans se faire klaxonner. C'est un peu les vacances pour les nerfs tout ça, et n'est-ce pas tout à fait ce qu'il me fallait? Ça donne un air de vacances qui durent à notre périple. 

6 commentaires:

  1. Pour avoir rencontré beaucoup de belges ce printemps, je les reconnais dans tes descriptions! Profite bien mamzelle :)

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  2. La pluie et le vent, c'est une bonne excuse pour investir dans un beau grand parapluie pas pliable, bien costaud, tu vois ?
    Et puis un autre point positif, c'est que la ville est truffée de cafés très sympas où se réfugier avec des copines/un homme/un livre, quand le temps est merdique mais qu'on a envie de se sentir dans le monde.
    Et (à part cette année) les printemps sont magnifiques ici, tu vas voir ! Les fleurs sortent de terre et les gens sortent de chez eux, il y a une espèce d'excitation partout sous le soleil, c'est très chouette !

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  3. Merci pour ton petit mot chez moi! Je craque craque craque sur tes baskets, moi aussi j'ai des baskets Liberty mais le Betsy reste mon prefere!
    Et puis j'aime bien ta liste de choses a faire, la mienne est longue de 10 pages et est aussi desordonnee que la tienne, mais j'aime bien ;)

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  4. J'aime bien ta liste de points positifs, ça veut dire que tu commences à t'y sentir chez toi. Bises

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et parce que c'est parfois frustrant de ne pas pouvoir s'en dire plus: tinoftea@gmail.com