Premier aller/retour


C'est toujours ça de pris pour le camp du réel 
On a la faim, la douleur, le trop-plein. Ça c'est du tangible qui dit qu'on est bien là. 

Sans anicroche. C'est un peu le credo de toujours. La route, fatigante mais je le fais. Se garer juste en face des rendez-vous. Les entretiens pendant lesquels on me demande de me conformer à l'image qu'ont les gens en face de moi de la parfaite thérapeute. J'y rentre, je me fonds dans celle-ci. Je souris jusqu'au bout, je fais semblant de ne pas être dérangée par certains détails, certaines façons de dire. Oui, oui, j'attendrai vos réponses, même celles que vous écrirez par mail, parce que le courage vous manquera. 

Montrer plus que patte blanche pour obtenir un appartement, promettre monts et merveilles. Parce qu'au fond, on serait prêt à pas mal de choses pour être dans le sûr, pour être tranquille et savoir où on sera, comment on vivra. Pour créer les branches auxquelles on va sûrement devoir se raccrocher. 

J'ai hâte de me sentir le droit de mal faire, hâte de n'avoir pas cette obligation d'anticiper, de me sécuriser. J'ai envie de prendre les choses par dessus la jambe, pour entendre le bruit que ça ferait. Goûter qu'un jour est un jour, quelle que soit la couleur du lendemain. 

2 commentaires:

  1. Pourquoi attend t-on si longtemps avant de se donner le droit de faire les choses avec plus de légèreté, d'assurance et moins de contraintes ? La peur, le manque de confiance, le regard en coin des aînés qui attendent le faux pas...? Y a t-il de jeunes personnes qui parviennent à voler par dessus tout cela ? Je ne doute pas qu'avec ta maturité cela arrivera plus vite qu'à d'autres.

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  2. oh si tu veux, des cours de par dessus la jambe, je t'en donne tout plein! en échange de cours d'assumage :)

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et parce que c'est parfois frustrant de ne pas pouvoir s'en dire plus: tinoftea@gmail.com