Etat des mieux


Sur le fauteuil, rescapé des aller-retour, le dernier meuble qui nous ferait grincer les dents et rougir les paumes dans l'escalier, j'ai dit ici je suis arrivée petite et j'en ressors grande. Il a ajouté et amoureuse aussi. Il n'y avait peut-être rien de plus vrai à dire. 

On a refait la genèse des fils qu'on a tissé ici, on s'est senti enrubannés comme un couple de ver à soie. C'est ce qu'on se dit toujours, quand on a été tout proche, "un fil de plus entre nous!". 

Moi j'ai aussi pensé aux gens qui étaient venus, ceux pour un thé, pour rigoler, pour vérifier, pour cuisiner, pour pleurer mais pas trop, et les autres. J'ai eu envie de créer un répertoire des gens de ma vie, comme un livre d'or des croisements, des frôlements et des serrages dans les bras que j'aurais vécu. 

J'ai quitté ce soir cet appart-passage, cet appart-catharsis, cet appart-crysalide. 

J'avance, j'avance dans mon apprentissage de la sensation d'être légère. 

4 commentaires:

  1. J'aime chacun des mots de cet article & j'adore cette métaphore du ver à soie. Voilà, c'est un commentaire de nullas mais il fallait que ça soit dit !

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  2. http://pinterest.com/offsite/?token=371-80&url=http%3A%2F%2Fsherolt.files.wordpress.com%2F2010%2F02%2Fcm-anne-claire-petit-003.jpg&pin=154670568423051327

    ;)

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  3. Ce billet est comme une grande inspiration pleine d'espoir, d'optimisme, d'amour... je l'aime !

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et parce que c'est parfois frustrant de ne pas pouvoir s'en dire plus: tinoftea@gmail.com