Homologuée


Tu avances et tu recules, mais au moins il y a du mouvement

Un retour à ce qu'on appellerait la vraie vie, enfin la plus courante en tout cas. Celle que j'ai décidée, un peu. A l'intérieur de celle-ci il y a lui, celui que j'ai choisi et qui met sa main dans la mienne dès qu'il le faut. Pour lui c'est peut-être un peu beaucoup tout ça: mes casseroles, les siennes, et la vie qui se fracasse de son côté aussi. Lui n'a pas les mots dans des cahiers, ceux qu'on prononce face à quelqu'un dont les recueillir est le métier. Alors à la place il est malade, il se tient le ventre en disant c'est comme-ci quelque chose ne passait pas. Il est parlant quand même, ce monsieur. 

D'autres retrouvailles, avec le métier-passe-temps-passion. Ça sent la fin, l'après. On me parle de kermesses et de voyages de fin d'année. Ça me rappelle le chemin de l'école en nu-pieds blanc et doré, ceux auxquels j'avais eu droit -et qui changeaient des sacro-saints bleu marine-, parce que j'avais réussi le test pour entrer en école internationale. Après on avait appris que les enfants dont un des deux parents était anglophone était de facto admis, mais je les avais quand même sûrement mérité ces nu-pieds. 

Il n'y a pas de vraie fin il y a seulement l'après. Il faudrait en décider la nature. On avait dit loin, on avait dit Berlin, mais moi maintenant je trouve ça trop loin justement. Est-ce qu'on peut vraiment être loin si sa tête est ailleurs? Si elle est auprès de quelqu'un qui est trop fragile pour être laissé seul? Alors ça se parle, ça s'argumente, et ça sonne trop beau pour être vrai qu'il comprenne aussi bien les choses. L'important c'est de faire à deux, crois-je avoir compris. Je suis d'accord, et je me sens toute auréolée que quelqu'un pense ça à mon sujet.

1 commentaire:

  1. Cette auréole, elle a bien sa place. Faire avec toi, ça sonne comme une évidence, tiens. Espèce de coeur, va.

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et parce que c'est parfois frustrant de ne pas pouvoir s'en dire plus: tinoftea@gmail.com