En plissant les yeux


Ces moments où l'on voudrait que toutes ses phrases commencent par parce que

Ainsi je n'aurai pas à justifier toutes les tasses à demi-vides qui traînent, le thé froid qui se ternit à l'intérieur. Ainsi les enfants ne me diraient pas que, dis donc, je baille. Les plats, les livres et les feutres m'échapperaient peut-être un peu moins des moins. Je n'aurais pas non plus à lui dire qu'il est vieille France, quand je pense qu'en fait il a peut-être un peu peur seulement. Et le soir les pensées magiques feraient à nouveau leur effet.

En attendant, on essaie quand même un peu. Si j'en faisais une liste, de ces baumes tangibles, cela donnerait: à nouveau un gâteau ananas-betteraves-noix de coco. La route toute seule tout à l'heure, un peu crevante mais libératrice aussi. Un moment calfeutré pour moi seulement. Le week-end prochain, à deux, deux filles, sur la route aussi. Et au bout ma prochaine ville, la belle.

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et parce que c'est parfois frustrant de ne pas pouvoir s'en dire plus: tinoftea@gmail.com