Ecorchée, un peu



La vie qui fait l'effet d'une petite peau qu'on tripote autour des ongles 

Ça raccroche, ça picote, et pourtant on y revient toujours

J'ai l'impression d'être à deux doigts de découvrir le précipice qui m'attend, là, tapi sous mes pieds. De découvrir que ma vie est tout sauf tracée, sûre et prévue. Est-ce qu'elle est vraie cette impression que je peux tout éclater en quelques mots?  La maison, les enfants, le travail, tout ça on dirait que ça n'existera pas, que je n'étais pas génétiquement programmée pour ça mais pourtant j'en ai pas encore fait le deuil. Je n'ai pas fait le deuil du confortable, du rassurant, du coton qui pourrait m'entourer et me calfeutrer contre les mauvais rêves.

Je regarde les yeux écarquillés la vidéo de Stromae Formidable, elle me donne envie de Bruxelles, de dire un peu trop fort ce qui ne va pas. A côté j'ai ma tartine de pain complet à la confiture de framboises, et un thé de Noël, parce que le plaisir compte plus que l'anachronisme. Il va bien falloir que la journée commence, mais les entre-deux, c'est encore que ce que je sais vivre de mieux. 

1 commentaire:

  1. Dis, dois-tu réellement le faire, ce deuil ?
    Parce que le confortable, le douillet, le rassurant, il nous en faut pour l'éternité, au moins. Nan?

    Je t'embrasse et suis si heureuse de te lire ici. Tu me manquais déjà, malgré le reste.

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et parce que c'est parfois frustrant de ne pas pouvoir s'en dire plus: tinoftea@gmail.com